L'avis de Nicolas B.

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 31 janvier 2010

200* : 10 ans - 100 titres (4/10)

Sonic Youth - Eels - I love you golden blue (2004, Sonic nurse) : Un album envoutant, peu-être moins expérimental que les précédents, plus accessible en tous cas. I love golden blue est une vraie ballade à l'ancienne, l'intro fais rappelle les grands titres rock de la fin des années 60 et de début 70, on songe aux velvets, on est loin, au chaud.

Pete Doherty - Arcady (2009, Grace/Wastelands) : Pete Doherty avait uniquement pour moi cet image de jeune musicien qui participait à un renouveau sans saveur du rock anglais. Je ne sais plsu comment je suis tombé sur Grace/Wasteland. Oh il n'y avait rien de révolutionnaire, mais on s'éloignait des stéréotypes, on gagnai en maturité.

Mos Def - Freaky black greetings (200x, The new danger) : J'ai déjà du en parler lors d'un 7 songs, un bon mélange de sonorité rap et de son rock, sur un album malheureusement très inégal, j'adore les sonorités légèrement funky de la guitare.

JP Nataf - Mon ami d'en haut (200x, Plus de sucre) : J'avoue que j'aimais bien, sans plus, les innocents. J'avoue aussi que je pensais plus ou moins la même chose de ce que j'avais entendu de JP Nataf, leur ex-chanteur, avant d'aller le voir en concert. Je me suis rendu compte que je n'avais qu'effleuré des musiques et des textes ciselés, qu'il y avait certainement là beaucoup plus qu'un bon mélodiste.

Johnny Cash - Hurt (200x, The man comes around) : C'est le jour des révélation, je ne suis pas un fervent admirateur de Johnny Cash. La preuve, je trouve quelques titres de cet album de reprises font parti de ce qu'il a fait de mieux. Cette reprise de Nine Inch Nails notamment, donne l'impression d'avoir été écrite pour lui.

Yeti lane - First rate pretender (2009, Yeti Lane) : Que serait-on en France sans clapping music ? Hein, vraiment ? Bon, les critiques ont été très bonne pour Yeti Lane, les avis des gens que je lis un peu moins. J'ai juste aimé leur créativité et la qualité de leurs interprétations en live. C'est peut être un peu trop propre, mais ne boudons pas notre plaisir.

Ratatat - Seventeen Years (200x, Ratatat) : Oh du nouveau dans l'électro. Un album inégal mais quelques perles, et une touche bien particulière. Les années 2000, les années où j'ai appris à aimer l'électro.

Grizzly Bears - Lullabye (200x, Yellow House) : Ah la douce montée en puissance de Lullabye, cette superposition d'ambiance, pop et puissant à la fois, c'est bon.

Tortoise - Stretch (You are all right) (200x, It's all around you) : Tortoise fait parti de ces groupes dont je n'arrêtais pas d'entendre parler sans jamais avoir pris le temps de les entendre. J'ai profiter de cette décennie pour apprécier leur virtuosité, et la qualité du son.

Boris - Pink (200x, Pink) : Boris est l'une de mes solutions anti-stress au travail. Quand les envies de meurtres se font sentir, je mets mon casque, lance un album de Boris et monte le son. Ça marche très très bien.

(les images arrivent bientôt)

mardi 19 janvier 2010

200* : 10 ans - 100 titres (3/10)

Au revoir Simone - The bird of music Au revoir Simone - The lucky one (2007, The bird of music) : J'avais gouté à au revoir Simone via une compil de la blogothèque. Un nom improbable, des voix touchantes, des mélodies douces mais pas niaises. En 2007, elles ne se sont pas renouvellées, elles ont juste un peu plus enfoncé le clou. Ça me rend nostalgique, c'est beau, en voiture (ouais, la conclusion de cette présentation est certifiée Jean Roucas).

Syd Matters - A whisper and a sigh Syd matters - Black and white eyes (2004, A whisper and a sigh) : Retrouvé lors de la fin de versac, je me suis replongé dans les disques de Syd matters avec avidité et gourmandise. J'ai peulré sur ces chansons, globalement sur tout "a whisper and a sigh". J'ai du choisir, quasiment au hasard, une chanson à extraire de cet album.

Encre - Flux Encre - Marbres (2004, Flux) : Je ne sais pas s'il y a un meilleur titre pour illustrer la perdition, ambiance glauque, chant presque slammé à l'époque où Grand Corps Malade n'était pas devenu un phénomène de foire, Yann Tambour avait ciselé des albums grandioses dans le projet Encre. Des sons presque industriel malgré des instruments "classiques, j'ai usé ce morceau.

Louise attaque - Comme on a dit Louise Attaque - La ballade de basse (2000, Comme on a dit) : Les Louise attaque avaient été propulsés, au devant de la scène française après les premiers albums, le deuxième était plus varié, moins intense. On y retrouvait tout de même des perles, comme cette ballade de basse et son pont gigantesque et torturé.

Korn - MTV unplugged Korn - Got the life (2007, MTV - Unplugged) : Korn est plutôt un groupes des années 90 pour moi. Ils se sont essoufflés avec le temps, passé de composition torturées à un genre plus classique. J'étais curieux de voir ce que cela pouvait donner sans distorsion. Ce fut une agréable surprise. On perd en puissance, on gagne en richesse, c'est surprenant.

The Weakerthans - Relative surplus value (2008, Reunion tour) : du rock comme on oublie parfois que l'on peut encore en faire. Simple, direct, bien fait.

System of a down - Mr. Jack (2005, Steal this album!) : Je n'avais pas aimé steal this album. Son packaging foutage de gueule, le manque de cohérence assumé par le coté on refourgue nos titres qu'on savait pas où mettre. Et il y pourtant quelques perles dans l'album, dont ce Mr. Jack.

The flobots - Handlebars (2008, Fight with tools) : Il y a un peu de tout dans flobots, du cake, du rage against the machine, du violon. C'est un peu l'auberge espagnole du son, c'est ça qui est bon.

The Keith Jarret Trio - It's all in the game (2004, The out-of-towners) : C'est doux, c'est beau, c'est fredonné par moment, je suis toujours une bille en jazz mais je m'en fous, j'aime ça.

Eels - It's a motherfucker (2000, Dasies in the galaxy) : J'en ai passé des moments à pleurer sur ce morceau. Les années 2000 commen4aient à peine, eels sortait un albums rempli de perles et affirmaient leur style, je ne pouvais qu'écouter les talents de E, un peu béhat.

(les images arrivent bientôt)

samedi 16 janvier 2010

200* : 10 ans - 100 titres (2/10)

System of a down - Toxicity System of a down - Chop Suey (2001, Toxicity) : Des souvenirs de cave, de répétition,de doctorat, de chaleur moite et de cette putain d'intro qui passait pas à la batterie. Le temps qui passe, les bons moments et les amis qui s'éloignent. De la nostalgie pour un morceau qui ne s'y prête pas.

The Hives - The Hives The Hives - Tick tick boom (2007, The Hives) : Il y a eu cette vague de rock anglais. Ce mouvement post punk, globalement pas terrible. The Hives n'est pas spécialement le meilleur de ce qui est sorti de tout cela mais ce morceau est efficace et énergique et je ne lui en demande pas plus.

Chinese man - The groove sessions Chinese man - buinni groove (2007, The groove sessions) : tout est dit dans le titre de l'album. De l'électro joyeuse, avec une ligne de basse et une rythmique en général qui donne la pêche.

St_Germain_-_Tourist.jpg Saint Germain - So flute (2000, Tourist) : Un des premiers albums mêlant jazz et electro à percer dans le grand public, à juste titre.

dEUS - Vantage point dEUS - Slow (2008, Vantage point) : Pourquoi les belges arrivent-ils à avoir des groupes de rock de qualité ? Qu'est ce qu'ils ont de plus que nous ? J'ai même eu du mal à choisir quel morceau j'allais mettre. Finalement, ça sera slow, pour les voix, pour le son, pour le coté entêtant.

Wilco - Yankee hotel foxtrot Wilco - I'm trying to break your heart (2001, Yankee hotel foxtrot): Avant, quand j'étais plus jeune, quand je tombais sur de la pop à la radio, je trouvais ça nul. Et puis j'ai découvert que la pop moderne, ça pouvait être malgré tout riche, bien écrit et accrocheur. Wilco, c'est un peu tout ça, et bien plus encore.

Rosie Thomas - If songs could be held Rosie Thomas - Pretty dress (2005, If songs could be held) : Un petit piano, la douce voix de Rosie, et un morceau qui file, enlevé et doux à la fois. Rosie sait se faire aimer.

Alain Bashung - Tournée des grands espaces Alain Bashung - Bijou bijou (2004, La tournée des grands espaces) : Alors oui, ce morceau a largement plus de 10 ans mais il est dépoussiéré dans cette version live. Et puis la tournée des grands espace, c'est quand même l'un des meilleurs concerts francophones enregistré, surtout en vidéo (où hélas cette chanson n'est pas présente). Qualité des images, de la musique, ré-orchestration fabuleuse.

Jeanne Cherhal - Douze fois par an Jeanne Cherhal et Jacques Higelin - Je voudrais dormir (2004, douze fois par an): Une chanson d'insomniaque, de l'époque où la nouvelle scène française était pas encore trop vieille. sans prétention, c'est pour ça que c'est peut-être si bon.

Gojira - Terra incognita Gojira - Clone (2001, Terra incognita) : Bon, si avant l'écoute vous êtes arrivé ici et si vous n'aimer pas le gros métal qui tache, il est encore temps de vous arretez après Jeanne et Jacques. Bizarrement, malgré l'apparente simplicité des compositions du monde de métal, et malgré que le style ne me déplaisent pas, il y a peu de groupes que j'arrive à écouter. J'ai souvent un problème avec la voix, avec Gojira, j'aime bien. C'est bon, mangez en.

mercredi 13 janvier 2010

200* : 10 ans - 100 titres (1/10)

J'ai hésité avant de choisir comment classer, et le classement le plus évident était le simili vrac. En essayant de varier le tout. Voilà donc la première des 10 parties.

Black mountain - In the future Black Mountain - Tyrants (2007, In the future) : un morceau intemporel, complexe, riche, épique comme ces grands morceaux de rock des années 80 qu'on espérait plus voir refleurir. Il y a du grandiose dans Tyrants, assurément. Une découverte tardive, par hasard, qui m'avait laissé bouche bée.

Amon Tobin - Foley Room Amon Tobin - Keep your distance (2007, Foley Room) : Ahhh... Amon Tobin et les ambiances incroyables de ses albums. Keep your distance est légèrement torturé, inquiétant. Tout s'articule parfaitement, dans une douce angoisse avant de s'évanouir.

Domotic - Ask for tiger Domotic - Captain Forest's word of advice (2005, Ask for tiger) : Cette année là, je tombais je ne sais plus comment sur le site d'AS corpus. J'écoutais en streaming les extraits de leur catalogue, l'électro acidulé et régressive de ce morceau de Domotic m'avait conquis.

The Delgados - Hate The Delgados - Hate is all you need (200x, Hate) : Pour le titre, pour les paroles, pour le son, pour le décalage entre la mélodie douce et le message. On dirait une musique de pub, ça a tout pour et heureusement, à ma connaissance, ça a réussi à éviter tous les spots

Soulfly - II Soulfly - Soulfly II (2000, Primitive) : Les années 2000 démarraient. J'écoutais principalement du gros rock. Max Cavalerra avait quitté Sepultura et introduisait toujours un peu plus de musique traditionnelle remaniée à sa sauce dans ses albums. C'était bien.

Jens Lekman - Maple leaves Jens Lekman - Black Cab (2003, Maple leaves) : Je me souviens de ce titre, présent sur une des compils de la blogothèque. Le choc de la voix de Jens, la musique faussement enjouée, les moments de doutes de l'époque. I killed the party again.

Outkast - Big Boy and Dre present Outkast Outkast - B.O.B. (2001, Big Boy and Dre present Outkast) : J'ai découver outkast bien après la sortie de cet chanson, comme beaucoup. Je ne sais plus comment elle est arrivée jusqu'à moi. Je me souviens être tombé sous le charme du rythme, de cette guitare hurlante en fond sonore.

The kings of convenience - Riot on an empty street The Kings of convenience - Surprise ice (2004, Riot on an empty street) : J'étais totalement passé à coté jusqu'à ce que Nicolas me mette le nez sur les douce mélodies et l'ambiance feutrée des kings of convenience. Il a fallu choisir, ça sera surprise ice, parce que c'est beau et que c'est de saison.

Xiu xiu - Fabulous muscles Xiu xiu - I luv the valley (2004, Fabulous muscles) : Xiu xiu, c'est improbable, pointu, habité et honnête, il parait. Et finalement c'est bien comme ça.

E.S.T. - Strange place for snow E.S.T. - Spunky Sprawl (2002, Strange place for snow) : Je suis une bille en jazz, surtout en jazz moderne. C'est grâce à EST que je m'y suis doucement remis. C'est beau, technique et chaleureux.

mardi 12 janvier 2010

200* : 10 ans, 100 titres

Bon techniquement, la décennie se terminera à la fin de cette année et je m'en fous. Les années 2000 se terminent, le temps s'accélère, alors profitons-en pour regarder un peu en arrière. L'idée est simle, trouver dans Jiwa 100 titres, de 100 albums différents qui me parlent encore aujourd'hui. C'est hétéroclite, c'est frustrant (parce qu'il faut choisir, parce que l'on ne trouve pas le bon morceau dans Jiwa, parce qu'on n'y trouve parfois pas du tout la trace d'un album qu'on voudrait y voir).

Il a donc fallu utiliser la machine à remonter le temps, car le temps des découvertes n'est pas celui des sorties, parce que les goûts évoluent, parce qu'il faut mettre de coté ses sentiments du moments pour résumer 10 ans. On ajoute compulsivement, on arrive à plus de 100 et on est le cœur meurtri à devoir choisir. Quelques artistes apparaissent en double malgré tout, souvent parce qu'ils ont une place de choix chez moi.

Mes 100 titres de la décennie, c'est bientôt sur ce blog.

Privation de liberté

Le parlement à voté aujourd'hui l'amendement "serre-tête". Cet amendement, porté par le député Jean Sarkozy, vise à obliger les femmes aux cheveux longs à les attacher dans les lieux publics. Cet amendement vise à interdire cette pratique de plus en plus répandue des femmes musulmanes de France qui consiste à utiliser leurs cheveux pour se cacher le visage. Cette proposition, dénoncée par l'opposition verte, est vue comme une réponse aux discours offensifs du chef de l’État sur le sujet.

L'amendement complète donc la loi SAVIEN (savoir vivre ensemble), qui encadre les comportements gênants dans les lieux publics. Prohibant pour des raisons d'hygiènes et de santé publique la mastication de chewing-gum dans les transports en commun et interdiant tout couvre-chef dans les villes de plus de 20.000 habitants pour des raisons de sécurité.

Jean-François Coppé interrogé sur le sujet en marge du G20, s'est déclaré content que l'initiative gouvernementale soit soutenue par le parlement, signalant que tout initiative visant à améliorer les conditions de vie de la communauté devait être accueillie avec enthousiasme.

Dépêche AFP fictive du 12 janvier 2020.

Ce petit bout de politique fiction pour dire toute la gêne qui est la mienne face à la loi sur "le voile intégral". Bien sûr je préfère voir les gens que de les deviner derrière le tissus mais est-ce que cela atteint ma liberté ? Non. Je ne suis pas moins libre parce que ces femmes ne se montrent pas.

Oui, il s'agit d'un signe d'avilissement vis-à-vis de la religion ou de leur communauté. Oui, cela me dérange mais dois-je pour autant espérer que cela soit interdit ? J'ai vu il y a quelques temps un moine porter des sandales en hiver, est-ce moins ou plus choquant ? Est-ce qu'elles seront plus libres sans ce voile ? Si non, comme je le pense, ne doit-on pas réfléchir à attaquer le problème sous un autre angle ?

Une femme musulmane voilée intégralement qui se promène ne ville est-elle moins libre qu'une femme sans religion, vivant à la campagne sans emploi ni moyen de locomotion, dépendante de son mari et condamnée à élever ses enfants ?

Où fixe-t-on les limites des domaines où l'on doit légiférer quand on commence à interdire des comportements non dangereux, qui n'altèrent pas les libertés des autres et qui ne portent pas atteintes à l'ordre public ?

jeudi 3 décembre 2009

Se tromper de débat

Bon depuis le temps que je vomis tranquillement dans mon coin quand on parle du débat sur l'identité nationale, il fallait que j'en fasse partager mes lecteurs.

Ainsi donc, il n'y a pas de honte à parler de l'identité nationale, il ne sera pas fait d'amalgame avec l'immigration. Non, on définit donc ce qui fait notre identité, pour nous, les français, et pour expliquer aux autres ce que c'est d'être français. Il n'est en aucun cas question de devenir français, non non, c'est aussi bien pour ceux qui le sont que pour ceux qui veulent le devenir. Ben voyons mon con.

Que ressortira-t-il de ce débat ? Ce qui fait notre unité nationale, des trucs chouette hein, évidemment. La culture, les valeurs républicaines, l'humanisme, Johnny Halliday, la tête de veau (pléonasme). À ce rythme là, on risque de se coller un gros paquets d'apatrides après le bilan, parce que j'en connais beaucoup qui ne respectent pas leur identité nationale si on la définit comme ça. Il semblerait que dans ce cas là, ça soit trop tard, qu'on aurait pas vraiment les moyens de leur faire un pays rien qu'à eux pour les dégager à coup de fourches et donc, ils resteraient français.

Pour leurs enfants, pareil, pas trop le choix, on va pas les expatriés. À la rigueur on pourra détecter dès le plus jeune âge ceux qui risquent de pas respecter l'identité nationale, mais pas plus.

Non là où c'est vraiment cool l'identité nationale, c'est pour ceux qui veulent devenir français. Ah pour ceux là, on peut se lâcher. Est-ce que t'as lu la princesse de Clèves ? Et est ce que tu peux chanter la marseillaise sur un pied ? Et est-ce que tu serais pas un peu trop auvergnat ? Un non, pas de naturalisation. Quoi ? Un rapport avec l'immigration ? Bah non, les immigrés pourront toujours rester étrangers.

Au moins, ceux qui deviendront français nous tirerons par le haut. Reste à savoir s'ils auront encore envie de demander leur nationalité. En attendant, si quelqu'un pensait y coller l'hospitalité, dans notre identité nationale, il peut plutôt se la coller ailleurs, elle n'a pas sa place dans le débat.

mercredi 11 novembre 2009

La grandeur de nos amis

On reconnaît ses amis à ce qu'ils acceptent de faire pour vous. Aujourd'hui, l'Allemagne est décidément la grande amie de la France. Accepter de célébrer l'amitié un jour de défaite, il faut une certaine grandeur pour le faire, bien plus que pour proposer une célébration un jour de victoire. Quelle belle date, le 11 novembre, un temps qui invite à la fête, le début de la fin d'une guerre qui sera rondement mené. Car le 11 novembre, c'est tout de même le début de ce qui nous mènera au traité de Versailles, qui fera reposer tout le poids de la paix sur les épaules sur l'Allemagne, ce qui contribuera sans aucun doute à créer un terrain propice au développement de l'extrémisme. Tout cela, les allemands nous l'ont pardonné en acceptant de venir fêter avec nous cette défaite, qui était également la défaite d'un monde occidental incapable de faire la paix sans humilier le peuple perdant.

Pour tout cela, je remercie nos amis allemands. J'avoue avoir un peu honte à mon identité nationale quand j'explique à mes collègues allemand que nous avons choisi cette date, je devrais peut être aller le dire en préfecture.

jeudi 22 octobre 2009

Retour de son : Yeti Lane et Polite Sleeper

Si je mets de coté certains soucis personnels, la soirée concert d'hier soir était franchement réussie. L'Émile Vache est vraiment la meilleure petite salle de lorraine à l'heure actuelle : pas cher, sympa, avec une programmation de qualité et une balance quasiment parfaite, il m'aura fallu peu de temps pour adopter ce lieu.

Après ce passage publicitaire non sponsorisé, parlons un peu du son.

Yeti Lane : ce qui vient de chez Clapping music, quand ce n'est pas excellent, c'est que c'est juste très bon. Yeti Lane, c'est une pop electro de qualité, inventive et assez douce. En concert, ils réussisse à ressortir une pop toute en nuances, ce qui est loin d'être évident. C'est beau, c'est maitrisé, c'est plaisant. Malheureusement, il manque de présence. On a l'impression que la prestation est assez studieuse, on aurait envie de sentir peut être plus d'implication, d'énergie. Il manque ce petit truc pour réussir à mous absorber complètement.

Polite Sleeper : on est presque à l'opposé de Yeti Lane, un son moins travailler, une musique plus simple mais une énergie énorme pour porter le tout, avec un chanteur charismatique. Un mélange de folk et de rock efficace, pêchu.

Au final, le mélange des deux parties a très bien pris. On y trouve tout ce qui fait une bonne soirée, inventivité, qualité des musiciens, énergie. Définitivement un bon concert.

mercredi 21 octobre 2009

La stratégie de la scission

Depuis quelques semaines, les médias reprennent régulièrement l'image d'une majorité parlementaire très critiques vis à vis de l'action gouvernementale (et donc présidentielle). Étonnant pour un parti réputé pour une certaine discipline et étudiant minutieusement sa communication. Cherchons alors des explications autre que celles très officielles de la fronde parlementaire.... et relativisons, car la fronde en question se résume à quelques propositions isolées et non reprise lors des votes.

Quels sont les hypothèses ? Depuis quelques temps, l'exécutif tient une ligne qui semble mal accepté, y compris par une partie de son propre camp (arbitrage budgétaire, nominations, népotisme, grogne de certains secteurs d'activité, en bref, c'est l'auberge espagnole de l'insatisfaction). Dans quelques mois il y a les régionales, élection locale, qui comporteront malgré tout nécessairement une part d'évaluation de la politique gouvernementale.

Supposons maintenant que, partant de ces hypothèses, on souhaite minimiser l'impact du mécontentement lors de ce scrutin. Une des solutions envisageable est de mettre en place une certaine distance entre le pouvoir national et le pouvoir local, faire comprendre que les personnes de terrain sont proches des électeurs et ne soutiennent pas forcément des décisions nationales. Coup double : vous êtes content de la politique nationale, votez pour nous ; vous êtes mécontents, nous ausis, votez aussi pour nous.

Reste que les représentants locaux ne sont pas assez audible. Par contre, les députés, qui sont élus localement, sont presque parfaitement placés pour faire passer le message. Presque ? Oui car malgré tout, l'aspect minoritaire de la fronde minimise son impact. Il faudrait pour lever les doutes trouver un sujet où le gouvernement pourrait offrir une victoire aux députés. Les banques pourraient payer les services rendus sur l'autel de la communication pour les régionales.

mercredi 14 octobre 2009

Au dessus des soupçons

Koz tente un parallèle bref mais audacieux, entre Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy. Non, le lien entre les deux n'est pas que le second pourrait être l'amant du premier (ou vice-versa), que vous êtes taquin ! Non, pour Koz, les deux se sont mis dans une situation où ils s'exposaient au soupçon. De profiter du nom de sa famille pour l'un, de complaisance envers un acte pédophile du fait de ses mœurs pour l'autre (je vous laisse à titre d'exercice retrouvé qui est soupçonné de quoi, attention, on pourrait croire qu'il y a un piège).

Koz le dit lui même : un politique n'écartera jamais tout soupçon. Mais il lui appartient de ne pas lui donner prise. Ne pas donner prise… Revenons au cas Mitterrand, si j'ai trouvé sa défense de Polanski contestable, j'ai trouvé honteux le procès fomenté sur des écrits sortis de leur contexte et instrumentalisés. L'action était contestable, les arguments pour demander la démission aussi. Frédéric Mitterrand est donc resté et c'est tant mieux. Même si ses choix (notamment pour la défense de l'industrie culturelle) peuvent être discutés, sa connaissance de la culture lui donne un crédit qui a même pu servir à justifier son soutien à Polanski. Faire le raccourci entre le tourisme sexuel et la pédophilie est indigne de tous ceux qui ont utilisé cet argument (et j'avoue ma déception devant le nombre de personnalité de gauche ayant relayé ce discours).

Regardons ce que l'on reproche à Jean Sarkozy maintenant. Ne parlons pas de la légitimité (au sens premier, celui du respect du droit) : la nomination de Sarkozy fils à la présidence de l'EPAD est tout à fait légale, et (heureusement) il n'a pas fallu légiférer en urgence pour le permettre. On pourrait disserter sur le confort assuré au jeune Jean lors de ce scrutin, mais évitons les polémiques inutiles.

Le choix de Jean Sarkozy est-il pour autant souhaitable pour la société ? Est-ce le meilleur choix si l'on évalue les qualités des différentes personnes pouvant être nommé à ce poste ? N'y a-t-il personne qui pourrait être intéressé par cette fonction et qui maitriserait mieux les dossiers qu'un jeune élu, qui n'a aucun diplôme et qui devrait plutôt songé à son avenir professionnel ? Ici, les critiques sont celles des compétences et de l'expérience. On peut regarder les faits sans connaitre le nom de l'intéressé, sans connnaître sa vie privée et douter.

Frédéric Mitterrand pouvait de bonne foi penser qu'il serait juger en tant qu'homme politique, sans que l'on juge ses actions en tant que ministre en fonction de son comportement privé. Peut être également que Jean Sarkozy a pensé que cela ne choquerait personne qu'un jeune de 23 ans, étudiant et entourés de politiques chevronnés soit désigné pour prendre la présidence d'un organisme important. Si c'est le cas, il est d'une naïveté qui font qu'il ne mérite clairement pas cette présidence. Dans le cas contraire, il est étonnant qu'il ne mesure pas que sa candidature n'est pas la meilleure pour ce poste.

mardi 13 octobre 2009

Népotisme ?

Maintenant que l'on a bien rit avec Jean Sarkozy et le #jeansarkozypartout, reprenons un instant nos esprits et demandons nous s'il s'agit de népotisme.

Il est clair que, comme l'a dit nombre de ses soutiens, Jean Sarkozy est talentueux. Assez talentueux pour enfin faire sa deuxième année de droit à l'âge où l'on termine son master. admettons, à raison, que juger quelqu'un en fonction de son cursus est un procédé inélégant.

L'homme a forcément un talent politique, la preuve il a été élu du peuple, ce qui lui confère un avantage sur beaucoup d'hommes politiques. Et pour obtenir ce poste, il a dû batailler ferme, à n'en point douter. Gagner des cantonales dans les Hautes-Seine, ce n'est pas parce que même une huître étiquetée UMP pourrait le faire que c'est facile.

Pour être plus direct et euphémique, il semble quand même clair que l'enfant prodigue tant annoncé ait tout de même profiter d'un contexte plutôt favorable pour lancer sa jeune carrière.

Malgré tout, doit-on parler de népotisme ? Honnêtement, je doute même si à vrai dire je préférerais. Car finalement, si tout cela était directement dirigé de l'Élysée, le système en place aurait le mérite d'être clair et facilement explicable : le chef de la majorité, président de la République et figure influente des Hauts de Seine, userait et abuserait de son influence pour placer la famille. C'est honteux, c'est dégueulasse mais on a une cible présidentielle toute trouver, les autres maillons de la chaîne seraient uniquement coupable de faiblesse.

Supposons, ce qui me semble tout à fait probable, que ça ne soit pas le cas. Supposons un seul instant que sans demande explicite de notre Président, notre Jean tout puissant ait décidé de demander humblement à ses partenaires de jeu du conseil général, s'il pouvait avoir un autre titre un peu ronflant, sans intervention de papa. On connait la réputation du grand chef pour récompenser ceux qui agissent bien et brimer ceux qui déçoivent. on peut imaginer qu'il soit tentant de faire plaisir à la famille. Doucement se mettrait alors en place un système où les courtisans devance les demandes. Je vous l'avais dit, le népotisme est certainement la solution la plus agréable pour notre République.

jeudi 1 octobre 2009

7 songs (9)

Premier jour de congés, il est tant de mettre un peu de son.

  • Clubbed to Death - Rob Dougan : histoire de commencer en douceur, un petit peu long, un petit trop attaché à Matrix, ça n'en reste pas moins un morceau très bien construit, assez sombre et accrocheur.
  • I believe in a thing called love - The darkness : non ce n'est pas une blague. J'adore ce morceau, légèrement kitsch, avec des guitares hurlantes et une voix suraigu qui agissent comme une machine à remonter dans le temps.
  • Arcady - Pete Doherty : Pete Doherty est desservi par son statut de people. Son dernier album est juste, touchant, superbe, si vous ne gardez de lui que l'image d'un junky qui amuse la gallerie entre deux frasques de Paris Hilton, oubliez tout ça et écoutez.
  • Hexagone - Renaud : J'ai repris une claque en écoutant ce morceau, un truc à vous confirmer que la vieillese est un naufrage. C'est impossible que le même gars ait pu sortir MAnhattan - Kaboul ensuite. Le véritable Renaud est mort et conservé dans l'alcool, je ne vois aucune autre explication.
  • Running up that hill - Thomas Mery, The desert fox : une reprise d'un classique de Kate Bush, qui avais été (mal) remis au goût du jour par Placebo. Une version plus intimiste, pas meilleure ou moins bonne que l'originale, juste un différent regard. Sur un excellent album de reprise qui plus est.
  • Mike Kalinsky - Clem Snide : J'aime bien Clem Snide, c'est de l'indépendant assez classique mais il y a toujours un petit truc qui fait que j'accroche
  • B.O.B. - Outkast : oui oui oui, c'est du rap (tendance varieté en plus) mais bon, ça bouge bien mon cochon ! Et pour finir en beauté, rien de tel.

Et maintenant... Le son :

samedi 26 septembre 2009

Retour de son : Blockshot et The bitter tears

Il est 23h30 hier soir, je retourne tranquillement vers ma voiture, la soirée a àtà bonne. La soirée, c'était un concert à l'Émile Vache à Metz, avec à l'affiche Blockshot et the bitter tears.

En première partie, Blockshot, un quatuor allemand (basse, batterie, guitare/chant, piano/chant) quasiment entièrement féminin (sauf le clavier), a assuré l'essentiel. Un rock électro efficace à défaut d'être original, une mise en scène classique (l'Émile Vache n'est pas le Zenith non plus, ça limite les déplacements), un peu brouillon par moment. Pas de quoi laisser un souvenir inoubliable mais de quoi passer un bon moment. Un petit set de 45 minutes et puis s'en va. Jusque là c'était une soirée correcte.

Arrive ensuite, the Bitter tears, 5 musiciens de Chicago, avec une base batterie, basse, guitare, clavier et un touche à tout capable de passer des cuivres à la flute en passant par une 2e guitare. Le chanteur est en mini-jupe et bas noirs, visage maquillé, normal... Le batteur en robe et perruque blnde, ok. Les autres membres en villageois redneck, tout va bien. Et là, je prends une claque, du rock matiné de folk de qualité, des textes drôles, une présence énorme, le tout avec une énergie énorme. Les bougres sont drôles en plus, pendant ou entre les chansons, tout se passe nickel. Mention spéciale à l'Émile Vache qui leur a calé une balance de qualité. La très bonne surprise de la soirée donc, avec un petit regret tout de même, les albums n'ont pas la même pêche et la même folie que le live, mais c'est là un écueil classique.

samedi 12 septembre 2009

Promo du jour

Il y a des jours où à force de dire des conneries, on se dit qu'on ferait bien de les organiser. C'est dans un jour comme celui-ci qu'est né la "promo du jour". Le concept est simple, des conneries en 140 caractères maxi sur l'actualité, sous forme de réclame de supermarché. Ca se passe pour l'instant sur twitter et sur facebook, et pour l'instant j'arrive à me tenir à un rythme de publication assez correct.

mardi 25 août 2009

7 song (8)

Comme c'est quand même la période des vacances, même pour les braves qui bronzent à la lumière des diodes des moniteurs, on va bloguer leger, pour ne pas risquer le claquage dès la reprise. 7 songs donc, plusieurs mois après le dernier exercice. Au passage, je suis passé de Deezer à Jiwa, en récompense à la lèche des premiers au major lors du dossier HADOPI. Prêt, feu :

  • Wlakie Talkie Man - Steriogram : le chant le plus rapide de l'ouest, de l'énergie pure, 2 minutes 13 qui passe à une de ses vitesses, et l'envie irrésistible de faire tout plus vite en l'écoutant.
  • Artificial Light - Rainer Maria : ça sonne légèrement comme un tube des années 80 que l'on aurait laissé de coté alors que pas du tout. J'adore cetet voix en rupture, l'efficacité de la musique.
  • The nurse who loved me - Failure : Un personnage malade, coupé de la réalité, le tout porté part une ballade rock assez classique, j'avais prévenu, c'est l'été (et c'est quand même bien bon)
  • The gossip - Are you that somebody : Oh une reprise, oh, Gossip la hype du moment (justifiée, achetez en, c'est très bon), ouais, définitivement, c'est l'été. Ca sent encore le r'n'b, mais on a réussi à y coller un arrangement le rock qui red le tout plus que supportable. Et merde, Beth Ditto, quelle voix !
  • Alain Bashung - Bijou Bijou : parce que parfois, quand on fait tout merdé, ça rend triste. Un peu de tout ça dans ce morceau, qui est capable de me coller les larmes aux yeux... Mais y'a pire.
  • Johnny Cash - One : Oui, encore une reprise, mais celle là elle finirait par nous faire croire que U2 a tout piqué à celui à qui on devrait penser en premier quand on parle de Johnny. Plaisir lacrymal.
  • Lou Reed - Street Hassle : Un OMNI pour finir. 10 minutes ailleurs, transporté par les violons, les choeurs et la voix de Lou Reed. C'est interminable et la ligne de violon est entêtante. Cha la, la la la.

En musique (j'ai beau faire ma faignasse, je me casse encore un minimum pour vous) :

mercredi 29 juillet 2009

prescience et HADOPI

Bon, il faut se rendre à l'évidence, un jour, une version de HADOPI ne sera pas rejetée par le conseil constitutionnel. Il faut les comprendre aussi. Ils sont pas tout jeune au conseil constitutionnel, leurs petits yeux fatigués souffrent à la lecture de cet amas de connerie, un jour, ils vont craquer.

Que va-t-il advenir de nous ce jour là ? Je sais que tu en trembles d'avance, ami lecteur et pirate en herbe qui ne filtre pas paquet par paquet les trames qui sortent de ta boiboite internet. Comme me le disait l'autre soir Paco Rabanne, il est quand même beaucoup plus simple de prévoir le futur d'une loi et de ce que les politiques en diront que de prévoir l'avenir de la station Mir. C'est pourquoi, ami lecteur, je te propose en avant première les suites de la loi HADOPI. Il s'agit d'un bootleg que obtenu lors d'une repérsentation devant un oracle, pas sûr donc que tout cela soit très légal, mais je les partage pour que nous puissions ensemble profiter de nos derniers instants de liberté :

  • Pour passer le conseil constitutionnel, les députés ont abusé de permission dans la coupure d'accès initialement prévu. Il apparait à la lecture du texte que globalement, l'internaute pénalisé pourra utiliser sa ligne comme avant, sauf qu'elle sera coupée. Ça semble con dit comme ça mais en fait dit autrement, ça le serait tout autant, il y a des vérités immuables.
  • Les FAI s'arrachent les cheveux pour savoir comment autorisés un accès partiel mais presque complet quoique restreint. Ils plantent des aiguilles dans des poupées vaudous à l'effigie Frédéric Mitterrand.
  • Les premiers courriels de menaces arrivent. Les FAI doivent faire face à de nombreuses demandes d'abonnés qui, pris de panique, ont sectionné le cable d'accès à internet avant de se demander s'il n'y avait pas une sécurisation moins radicale.
  • Je reçois mon premier mail d'avertissement. GMail le classe directement en SPAM, je ne me rends compte de rien.
  • Je reçois un 2e mail d'avertissement. Cette fois je le remarque, uniquement parce que la publicité pour l'extenseur de pénis située juste au dessus a retenu mon attention. Le soir même, je télécharge l'intégrale de Dalida, c'est vraiment par esprit de provocation (et pour faire chier Orlando).
  • Mon facteur me propose un recommandé que je refuse. Il est un peu gêné.
  • Je finis par aller chercher mon recommandé à la poste, c'est que j'ai participé dernièrement à la grande loterie, après avoir vu la pub télé avec Philippe Risoli, et je me dis que si ça se trouve, le recommandé m'annonce que j'ai gagné.
  • Fausse joie, c'était HADOPI. Ils me préviennent que des téléchargement qui sembleraient illégaux ont été effectués à plusieurs reprises depuis ma ligne. Je regarde mon chien d'un regard accusateur. Il va dans son panier la queue entre les jambes. Les Border Collies sont trop intelligents... et le copyright de 30 millions d'ami trop restrictif.
  • Je dois passer au tribunal dans 17 mois et 14 jours. Je stresse, on doit mettre quoi pour aller au tribunal ?
  • 17 mois et 14 jours plus tard, le juge a la grippe A, audience reportée.
  • Je passe finalement 3 semaines plus tard. Le juge me condamne a une suspension d'accès de 3 mois, je dois toutefois toujours avoir accès aux sites gouvernementaux, à mon mail et aux sites d'information (sauf ceux de France télévision, pour éviter les tentations).
  • Je continue de surfer comme tous les jours, faute de solution technique efficace.
  • En lisant LeFigaro.fr, j'apprends de la plume de Frédéric Mitterrand qu'HADOPI ets un succès : de nombreuses personnes comprennent, grâce au dispositif pédagogique, qu'Internet n'est plus une zone de non droit. Les fauteurs ne se plaignent pas de eur sanction, ce qui prouve qu'ils comprennent que ce qu'ils ont fait est mal.
  • Les lobbys de l'industrie audiovisuels attendent fébrilement la mise en place d'une licence globale, les ventes n'ayant pas repris depuis la mise ne place d'HADOPI. Grâce à cette nouvelle disposition, ils pourront soutenir le gouvernement en affirmant que le dispositif est un succès qui va permettre de sauver la création. Avec un peu de chance, le dispositif sera même ne place avant la sortie de "Les Chtis 2, ils reviendent".

Comme citoyen et comme ministre de la Culture et de la Communication, je ne veux pas qu'on traîne dans le caniveau des pirates 'l'atmosphère, atmosphère' d'Arletty, le 'c'est dégueulasse' de Jean Seberg dans A bout de souffle, la biscotte de Michel Serreau dans La cage aux folles.

Frédéric Mitterrand

N'ayez crainte monsieur Mitterrand, vous leur évitez le caniveau des pirates, vous les élevez même au niveau de Kafka.

mardi 28 juillet 2009

Malaise à la cour des comptes

La cour des comptes avait pointé les dépenses trop importantes de l'Élysée, notamment à cause d'un trop grand nombre de voyages officiels. N'écoutant que son courage, notre président a mis sa santé dans la balance pour remettre de l'ordre dans tout ça. Bravo, monsieur le Président.

mardi 21 juillet 2009

HADOPI en différé de l'assemblée

Allez, juste deux petites citations pour le plaisir:

Monsieur le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand :

Pendant que nous parlons, le piratage continue

À quoi on serait tenté de répondre : avez vous essayé de vous taire ?

Et Patrick Bloche :

Ce n'est pas de la démagogie, c'est le conseil constitutionnel

Effectivement, si la majorité confond les deux, ça sent le futur succès lors du deuxième passage devant le conseil !

Sur le fond, rien de neuf.

vendredi 3 juillet 2009

Liste noire

Nicolas Sarkozy, Dominique Bussereau et la démagogie sont fiers de vous annoncés la naissance de la liste noire mondiale, fruit d'une catastrophe qui, à défaut d'être respectée, permettra une nouvelle fois de se foutre de la gueule du monde. Ainsi les deux ont de concert (malgré un léger canon) bravé devancés d'éventuelle analyses pour proposer une liste noire mondiale. Une vache de bonne idée, je propose qu'on aille plus loin en empêchant les vols qui vont se crasher de voler, quitte à faire de la démago de bas étage, autant se lacher.

Démago ? Oui, car la compagnie Yemenia n'était même pas foutue d'être sur une ligne noire européenne (la communauté comorienne étaient assez énervé à cause de cela). Du coup on se cache en disant que c'est parce que les autres sont moins sérieux que nous, en oubliant que l'on avait pris aucune précautions. Démago également car on se moque même de connaître les causes pour réagir.

- page 1 de 7