L'avis de Nicolas B.

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 2 décembre 2008

Le jour du saigneur

(ouais, c'est beau comme un titre de Libé)

Un peu en retard pour cause de pas envie, je reviens sur les déclaration de votre ministre du travail, un matin sur France Inter, à propos du travail du dimanche. Je passe sur les témoignages rapportés par ce cher Xavier sur les employés qui veulent travailler le dimanche, un truc à vous tirer une larme, même qu'après on en vient à croire que tous ces gens préfèreraient venir gagner honnêtement leur euros supplémentaires le dimanche que d'obtenir une augmentation de salaire.

Je passe donc, car le plus ébahissant dans le discours de votre ministre c'est la justification de l'intérêt du travail le dimanche : c'est que c'est le seul jour où les familles peuvent aller ensemble faire des achats. Sisi, c'est de lui, je me permettrais pas de sortir des conneries pareilles tout seul voyons, j'ai trop de respect pour vous.

Ainsi donc, afin que quelques familles puissent faire leurs achat le dimanche, permettons à d'autres de ne plus être ensemble ce jour. Un tel sacrifice pour le bien de la communauté, c'est pas une poignée d'euros que ça mérite, mais une légion d'honneur ! Encore que, être élevé au rang de Céline Dion pour avoir œuvré pour le bien de la communauté, c'est vraiment mal payé.

Admettons que des pans entiers de la population soit prêt à se dévouer pour le bonheur collectif. Je pense que l'ensemble des cons heureux consommateurs qui ont la nécessité de combattre la crise du dimanche a déjà eu envie d'appeler une administration ou de récupérer un chronopost ce même jour. Et comme je ne peux imaginer que les travailleurs du service public soient de moins bons citoyens que les autres, je suppose qu'eux aussi aimeraient risquer la canonisation pour service rendu à la nation. Allons-y donc gaiment Xavier, demandons à la fonction publique de participer au bonheur national le dimanche ! Xavier ? XAVIER ? Pourquoi t'es parti ?

mercredi 27 février 2008

Le choc de confiance

Pour de nombreux salariés, le premier ministre va enfin réussir à provoquer le choc de confiance tant espéré. Ce ne fut pas une mince affaire. Il a fallu préparer le terrain depuis la précédente présidence, en ficelant un contrat de travail caduque pour parvenir à cet exploit. Ainsi, grâce au talent de légiste de la précédente équipe gouvernementale et à la décision annoncé de Xavier Bertrand, tout un tas de CNE va se transformer en CDI. Il faut reconnaitre au gouvernement sa cohérence. Pour les délinquants dangereux comme pour les travailleurs précaires, il souhaite maintenir les effectifs en place pour une durée indéterminée.