L'avis de Nicolas B.

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mercredi 23 juillet 2008

7 songs (2)

Finalement j’ai pris goût au jeu et je réponds moi même au mème que j’avais repris le moi dernier. La sélection de juillet est la suivante :

  • The avalanches - Frontier psychiatric : c’est électro, c’est du sampling un peu rétro, avec beaucoup de voix. Pas le morceau du siècle mais un bon moment, bien dosé.
  • The deftones - Simple man : Une reprise de Lynyrd Skynyrd efficace, légèrement plus rock. J’adore la voix de Chino Moreno et le son de ce groupe. En plus ça colle plutôt bien avec mon humeur du moment.
  • The Bloodhound gang - Foxtrot Uniform Charlie Kilo : Comment dire… Bloodhound gang m’a toujours fait penser au pendant anglo-saxon d’Elmer Food Beat ; nn bon son en plus et un style plus punk que la franchouillardise d’Elmer. Ce morceau peut tourner en boucle quand j’ai besoin d’énergie pour finir un truc.
  • Beyrut - Elephant gun : Un morceau folk, ambiance yukulele, accordéon et cuivres avec la voix géniale de Zach Condon.
  • Obadiah Parker - Hey Ya : Une reprise accoustique, emo-rock de la chanson d’Outkast qui la rend presque méconnaissable. Ça ne colle plus du tout avec le texte mais c’est tellement à contre emploi que je ne m'en lasse pas.
  • Syd Matters - Everything else : La faut à l’arrêt de versac, j’ai découvert ça grâce à lui, j’ai bien aimé.
  • Hooverphonic - Eden : Plus connu pour "Mad about you", c'est à la limite du cliché, chanson triste, piano voix, petits alto derrière. Ça reste efficace et beau.

Et toujours pas de papillon de lumière, j’ai encore et toujours réussi à y échapper, je ne connais même pas la mélodie (oui, vous pouvez m’envier).

Et avec du son dans les oreilles, ça donne ça :

jeudi 13 mars 2008

Imagine un cercle parfait

J'aime depuis longtemps la complexité musicale de Tool. Longtemps après, je décide enfin de m’intéresser à a perfect circle, le (vieux) projet parallèle du chanteur du groupe, Maynard James Keenan. J'y ai trouvé une reprise d’imagine de John Lennon qui risque de faire hurler les puristes mais qui tourne en boucle depuis quelques temps sur mon PC, comme j’ai hurlé en entendant Florent Pagny démonter Jacques Brel en un moins de trois minutes, même pas un round.

Pour vous faire une idée, voilà la chose :

jeudi 28 février 2008

Au suivant

Hier, j’ai écouté en diagonal Pagny chante Brel. C’est dur d’être objectif : je suis fan de Brel et je n'ai jamais spécialement apprécié Florent Pagny. Je suis en plus assez dur avec les reprises de Brel. Même le Ne me quitte pas de Nina Simone a du mal à trouver grâce à mes yeux. J’ai quand même voulu l’écouter, en essayant de rester le plus neutre possible. Pagny chante Brel

Il y a un indice dans la première phrase : Je l’ai écouté en diagonal. Écouter intégralement le disque ne m'étais pas possible. Certains titres sont sauvables. Quand je dis sauvables, je devrait dire audibles. Le reste donne surtout envie d’écouter les avions décoller au bord d’une piste de Roissy Charles de Gaulle pendant des heures, juste pour écouter des sons plus mélodieux. Je ne sais pas si c’est Florent Pagny qui a voulu changer l’orchestration des titres mais le responsable mérite le pal. La bouillie servie à la place des musiques originales est sans âme, sans sentiment, complètement détachée des textes. Si au moins cela avait été prétexte à un changement de style, on aurait pu trouver l’excuse de l’audace. Il n'y aura que celle de l'absence de talent.

Le même reproche vaut pour la voix. Florent Pagny ne beugle pas mal, non, mais il beugle tout de la même façon. Le problème c’est que le héros fébrile d’au suivant, l’amoureux désespéré de Mathilde, celui ambigu de chez ces gens là ou encore le spectateur triste et attendri d'Orly ne forment pas un tout. Pire, leur façon d’être évolue au cours d’une chanson. Ici, ils sont tous Florent Pagny, emprunts d’une assurance et d’une force qui semble être autant à sa place dans les chansons qu’un jeune immigré dans le kop du FC Metz.

Parfois, quand la musique n’a pas voulu trop s’éloigner de l’originale et quand les paroles se rapprochent de Florent Pagny, on entend quelques instant d’une reprise moyenne, sans génie de Brel. Pagny chante Brel comme il chantait Caruso, comme il chanterait Bézu ou la compagnie Créole. Sa voix est un marteau et toutes les chansons pour lui ressemblent à des clous. Les coups de marteaux donnent mal à la tête.