Je n’ai plus vraiment de place ici. Je ne dis pas ça pour avorter ce retour. Cela ne m'empêchera pas de continuer, c’est juste que je ne m’investirai plus jamais autant. La blogosphère est trop vaste, ceux que j’avais l'habitude de lire ont trop souvent arrêtés, les liens sont distendus. Je me souviens d’un temps où je lisais une quarantaine de blog avec intérêt et régularité. Une des raisons était qu'il y avait une sorte d’esprit de communauté, l’envie de compléter chez soit les réflexions d’un autre, une proximité.

Aujourd'hui, à quelques rares exceptions, je contemple une foule anonyme. Les textes qui me touchent ne me donnent plus forcément envie de les compléter par mon avis, car leur auteur m'est étranger. Je suis un vieux con. Ce n'était pas mieux avant, la taille était simplement plus adaptée à ce que je cherchais.L’envie de partager s'est émoussée aussi, pour les même raisons, cette conviction de n'être qu’un anonyme parmi d'autres.

Pourquoi revenir alors ? Simplement parce que j'ai encore envie de dire certaines choses. Parce que même si je n’use de cette possibilité qu’avec parcimonie, je veux pouvoir le faire, ne plus sentir la frustration de me dire je voudrais partager ça mais je ne sais comment. Pour tout cela est aussi peut-être parce que l’on m'a fait croire que je pouvais encore présenter un intérêt, au détour d’une conversation. Saloperie de blogueurs influents.