Dans l’affaire Guy Birenbaum contre les blogueurs d’opinions les plus connus, je suis admiratif de la stratégie du premier nommé. Une véritable démonstration, un truc qui s’apparente aux techniques de guerillas urbaines, appliquées au web.
Phase 1 : Créer l’agitation
Alors que la situation était plutôt calme. Lors d’un check point, un incident éclate : un blogueur critique l’intérêt d’une vidéo diffusé par un site d’information. En représailles, la résistance décida de taper un grands coup : elle s’en prend au responsable du check-point mais en profite également pour tirer dans le tas. Le but est de faire réagir l’ennemi, de le faire sortir de ses positions.
Phase 2 : Le repli stratégique (ou le cessez-le-feu imaginaire)
Dès la première attaque, il est important de se protéger avant de préparer l’assaut. La stratégie de Guy Birenbaum a été de se replier derrière la victimisation. L’ennemi est une meute, l’ennemi veut la peau de ceux qui s’en prennent à lui. Dès ce moment, il était paré : toutes les attaques légitimes se retrouvent bloquées par cette merveilleuse protection.
Phase 3 : Les escarmouches
La première réplique est la seule attaque à être sur le site de Guy Birenbaum. Ensuite, il va chercher l’ennemi sur son terrain de jeu. C’est une putain de bonne stratégie : présent partout, il augmente l’agitation. Absent chez lui, il est plus difficile à prendre en faute. Le conflit, ainsi éclaté, est moins lisible. C'est comme cela que Guy arrive à dire que versac n’a pas répondu à ses questions alors qu’il l’a fait.
Conclusion
Ne vous attendez pas à un dénouement, la guérilla est faite pour durer. Par contre, ne vous trompez pas de conflit, il ne s’agit pas d’une guerre entre blogueurs influents et journalistes. Non, ce n’est pas ça. D'une part parce qu’un blogueur influent c’est comme une fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête et d’autre part parce qu’il est difficile de confondre le journalisme avec Guy Birenbaum. Reste qu’encore une fois, la stratégie "première attaque violente, victimisation et huile sur le feu chez les autres" me semble sacrément bien pensée.