L'avis de Nicolas B.

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 21 juillet 2008

Ploutocratie

Loïc n'a plus de compte youtube et il a de bonnes raisons de ne pas être content de cette suspension. Ce qui est plus troublant, c’est la façon dont Loïc a décidé de traiter cette affaire. Une lettre ouverte à Youtube, pleine de mots gentils mais qui ressemble fort au baiser de Judas. Il y a dans cette façon de faire quelque chose qui me déplait fortement. J’ai le souvenir des débuts de Loïc sur u-blog. Je me souviens d’un épisode similaire concernant Orange. Les notes originelles de Loïc n’y sont plus, mais on peut retrouver la réaction de Laurent à l’époque, qui parlait de ploutocratie. Les blogs tournent en rond. Sur le sujet, une révolution dure presque quatre ans et demi.

mardi 26 février 2008

Vieux con

Je n’ai plus vraiment de place ici. Je ne dis pas ça pour avorter ce retour. Cela ne m'empêchera pas de continuer, c’est juste que je ne m’investirai plus jamais autant. La blogosphère est trop vaste, ceux que j’avais l'habitude de lire ont trop souvent arrêtés, les liens sont distendus. Je me souviens d’un temps où je lisais une quarantaine de blog avec intérêt et régularité. Une des raisons était qu'il y avait une sorte d’esprit de communauté, l’envie de compléter chez soit les réflexions d’un autre, une proximité.

Aujourd'hui, à quelques rares exceptions, je contemple une foule anonyme. Les textes qui me touchent ne me donnent plus forcément envie de les compléter par mon avis, car leur auteur m'est étranger. Je suis un vieux con. Ce n'était pas mieux avant, la taille était simplement plus adaptée à ce que je cherchais.L’envie de partager s'est émoussée aussi, pour les même raisons, cette conviction de n'être qu’un anonyme parmi d'autres.

Pourquoi revenir alors ? Simplement parce que j'ai encore envie de dire certaines choses. Parce que même si je n’use de cette possibilité qu’avec parcimonie, je veux pouvoir le faire, ne plus sentir la frustration de me dire je voudrais partager ça mais je ne sais comment. Pour tout cela est aussi peut-être parce que l’on m'a fait croire que je pouvais encore présenter un intérêt, au détour d’une conversation. Saloperie de blogueurs influents.

mardi 19 février 2008

Retour sur l’influence

Laurent avait à peine fini de tordre joliment le cou à la nébuleuse du blogueur influent que Cratyle lui redonnait vie, tel un docteur Frankenstein. Le billet est long et très bon, même si je ne suis pas d’accord avec le fond. On peut le résumer par les deux passages graissés par l’auteur : l’influence est la capacité de générer une discussion sur un sujet donné et sur internet, l’influence que l’on est capable d’exercer tend vers l’influence que l’on est capable de recevoir.

En fait, c’est malheureux à dire mais je ne crois pas que les blogueurs que certains disent influents aient cette capacité de générer les discussions. Prenons l’exemple de Laurent. Parmi les nombreuses entrées du journal de bord, quelques-unes déclenchent un torrent de commentaires et de réactions, une grande majorité subissent quelques réactions d’habitués ou de gens de passages touchés par le sujet, et quelques-unes se retrouvent esseulées, abandonnées par les lecteurs. Où est le choix de Laurent dans la répartition des commentaires entre les billets ?

Je crois que les blogueurs dit influents sont très bons pour sentir l’air du temps et pour trouver les mots qui feront réagir. C'est un talent de communiquant, d’animation et c’est loin d’être facile. Seulement voilà, ils ne choisissent pas ce qui provoquera la réaction. Ils ne peuvent faire réagir que sur les sujets qui touchent leur lectorat. Bien sûr, la façon de dire les choses à un impact mais cela est marginal (sauf dans de rares exceptions, notamment qu’ils expriment sont très radicales).

Ajoutés à cela l’effet de masse et finalement, ce n’est pas le blogueur qui est influent mais son lectorat. L’un propose, l’autre dispose.

On pourrait m’objecter que le sujet dont je parle ici n’est pas dans l’air du temps, que j’y suis venu à cause des billets que j'ai cité. Ça serait oublier ou ne pas savoir que le sujet me tient à cœur depuis longtemps et qu’il y a de forte chance de me voir réagir quand on en parle. Jouer avec mes réflexes pavloviens n’est pas avoir de l’influence.