Je demande au gouvernement d'augmenter à 330 000 le nombre d’embauches dans ces contrats dans le projet de loi de finances pour 2009. C’est 100 000 de plus que ce qui était prévu. [...] Qu'on ne vienne pas me dire que je change de stratégie économique. J’essaye d’être pragmatique et de faire face à la détresse et à la souffrance humaine. Si un certain nombre de nos compatriotes se trouvent, du fait de la crise, éloignés durablement de l’emploi et que l’on ne peut pas leur trouver de travail dans les entreprises parce qu’ils n'y sont pas prêts, on ne va pas les abandonner. On va leur permettre, en attendant de trouver un emploi dans l’entreprise, de bénéficier d'un contrat aidé.

Nicolas Sarkozy, discours de Rethel, 28 octobre 2008.

Ce n'est donc pas un changement de stratégie, c'est une réponse à la crise. Il faut donc en déduire qu'avant la crise financière, aucun français n'avait besoin des 100000 emplois aidés qui vont être créés.

En 2007, selon l'INSEE, plus de 21 % des chômeurs étaient au chômage depuis deux ans ou plus. En arrondissant à 2 millions de chômeurs, ça fait encore 400 000 personnes qui n'avaient pas d'emplois depuis plus de deux ans en 2007. Mais ce n'était pas la crise, il n'était pas utile de leur fournir un emploi aidé, ils n'en avaient pas besoin. Depuis Rethel, notre président essaie de faire face à la détresse humaine, dont acte. Mais attention, ce n'est pas un changement de stratégie, c'est une réponse à la crise. Ami pauvres, faites que la crise dure car après la stratégie redeviendra la même : dans un pays qui n'est pas en crise, l'état n'est pas là pour fournir des emplois supplémentaires.