L'avis de Nicolas B.

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vendredi 29 février 2008

Point de deuxième chance

D’après le site de 20 minutes et le Monde, des étudiants de la Faculté de Poitiers, soutenus par la présidence de celle-ci, des professeurs et des politiques, se sont mobilisés contre l'affectation d'un professeur d’histoire du droit, en raison de son passé au sein du mouvement d'extrême droite le GUD.

Cet enseignant, Benoît Fleury, parce qu'il a été reçu premier à l’agrégation, avait le droit de choisir librement la Faculté où il désirait exercer. C'est la règle universitaire, elle s'impose à tous et elle doit bénéficier à quiconque se trouve en statut de pouvoir réclamer son application. A Benoît Fleury comme à tout autre, partout ailleurs en France.

Ce n’est pas la conception qui prévaut à Poitiers.

D’abord, une pétition réunissant quelque deux cent cinquante signatures, dont celles de trois députés socialistes de la Vienne et du Doyen de la Faculté des sciences humaines et arts, prétend s’opposer à la venue de ce nouvel agrégé parce que son passé ne plaît pas.

Philippe Bilger — La honte sur Poitiers ?

Je crois que de tels comportements, sous prétexte de lutte contre l’extrémisme, me dégoutent au moins autant que l’extrémisme lui même.

mercredi 27 février 2008

Le choc de confiance

Pour de nombreux salariés, le premier ministre va enfin réussir à provoquer le choc de confiance tant espéré. Ce ne fut pas une mince affaire. Il a fallu préparer le terrain depuis la précédente présidence, en ficelant un contrat de travail caduque pour parvenir à cet exploit. Ainsi, grâce au talent de légiste de la précédente équipe gouvernementale et à la décision annoncé de Xavier Bertrand, tout un tas de CNE va se transformer en CDI. Il faut reconnaitre au gouvernement sa cohérence. Pour les délinquants dangereux comme pour les travailleurs précaires, il souhaite maintenir les effectifs en place pour une durée indéterminée.

mercredi 20 février 2008

L’humour du président de la commission sur la copie privée

Hier soir, sur France Info, j’ai écouté un débat entre Tristan d’Albis, président de la commission sur la copie privée et un représentant de l’UFC - Que Choisir dont j’ai oublié le nom. Le débat faisait suite au tumulte de ces derniers jours au sein de la commission, tumulte que l’on comprend mieux après avoir écouté l’argumentaire rigolo de Tristan sur les choix de sa grosse commission.

En effet, alors qu’il était tancé par son interlocuteur sur la pertinence de la prise en considération des copies privées pour le calcul de la taxe sur les supports vierges, le bon Tristan a répliqué sans même pouffer qu’il n’avait pas à se substituer à la loi. Et ça, je vous assure, c’est drôle. Si si, ça l’est, il suffit de reprendre les morceaux dans l’ordre pour s’en rendre compte.

Reprenons depuis le début. La France reconnait le droit à la copie privée. En gros vous achetez une œuvre, vous avez le droit d’en faire une copie pour votre usage personnel. La France reconnait aussi la propriété intellectuelle. En gros, vous ètes artiste, vous avez le droit de choisir comment va se propager votre œuvre. Le problème, c’est que ces deux droits mis ensembles ne s’accordent pas trop (oui, on sent que je ne suis pas juriste, pas la peine de le faire remarquer). Du coup, pour essayer de pacifier le tout, on crée une commission, ça évite que les parlementaires et la loi règlent un vrai problème. Le principe est simple : trouver un moyen de rémunérer les artistes pour le manque à gagner généré par le droit à la copie privée. Simple à comprendre ? Pas pour tout le monde visiblement et particulièrement pas pour notre vénéré Tristan, puisque la commission qu’il préside décide d’inclure le manque à gagner dû au piratage pour calculer sa taxe. Tristan sans avoir l’air d’y toucher, vient donc de créer un fond de compensation pour le piratage alors qu’on lui demandait de réfléchir à la copie privée. Ce genre de mecs, tu lui commande un abri de jardin, il te livre Versailles. C'est pourquoi, quand il explique qu’il ne veut pas se substituer à la loi, on peut choisir son plus beau jaune et se mettre à rire.

Pendant ce temps là, l’UFC - Que Choisir, pourfendeur des comiques troupiers présidents de commission, saisi le conseil d’État. Ces gens là n'ont pas d’humour.