Via notre bien cher maitre (je ne parle pas que d’argent), j’apprends que le président Valery Giscard d’Estaing avait supprimé le jour férié du 8 mai pour fêter la réconciliation franco-allemande. En lisant cela, je n’ai pu m’empêcher de me remémorer sa voix emplie de larmes quand il évoquait les troupes allemandes invitées à descendre les Champs-Élysées lors d’un 14 juillet. Le souvenir de la guerre semblait plus marquant pour l’homme que pour le chef d’état.
J’ai d’abord eu un sourire amusé en y pensant, avant de me dire que quand il a supprimé ce jour férié, Valery avait peut-être simplement mis de coté ses sentiments pour faire ce qui lui semblait bon pour le pays. Aussi malheureux qui soit (on peut juger que l’on commémore une date clé de la fin du régime plutôt que la vistoire sur l’Allemagne) je trouve finalement à ce geste une certaine grandeur.