L'avis de Nicolas B.

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Tag - Nicolas Sarkozy

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mercredi 29 octobre 2008

L'aide pendant la crise

Je demande au gouvernement d'augmenter à 330 000 le nombre d’embauches dans ces contrats dans le projet de loi de finances pour 2009. C’est 100 000 de plus que ce qui était prévu. [...] Qu'on ne vienne pas me dire que je change de stratégie économique. J’essaye d’être pragmatique et de faire face à la détresse et à la souffrance humaine. Si un certain nombre de nos compatriotes se trouvent, du fait de la crise, éloignés durablement de l’emploi et que l’on ne peut pas leur trouver de travail dans les entreprises parce qu’ils n'y sont pas prêts, on ne va pas les abandonner. On va leur permettre, en attendant de trouver un emploi dans l’entreprise, de bénéficier d'un contrat aidé.

Nicolas Sarkozy, discours de Rethel, 28 octobre 2008.

Ce n'est donc pas un changement de stratégie, c'est une réponse à la crise. Il faut donc en déduire qu'avant la crise financière, aucun français n'avait besoin des 100000 emplois aidés qui vont être créés.

En 2007, selon l'INSEE, plus de 21 % des chômeurs étaient au chômage depuis deux ans ou plus. En arrondissant à 2 millions de chômeurs, ça fait encore 400 000 personnes qui n'avaient pas d'emplois depuis plus de deux ans en 2007. Mais ce n'était pas la crise, il n'était pas utile de leur fournir un emploi aidé, ils n'en avaient pas besoin. Depuis Rethel, notre président essaie de faire face à la détresse humaine, dont acte. Mais attention, ce n'est pas un changement de stratégie, c'est une réponse à la crise. Ami pauvres, faites que la crise dure car après la stratégie redeviendra la même : dans un pays qui n'est pas en crise, l'état n'est pas là pour fournir des emplois supplémentaires.

jeudi 16 octobre 2008

Pour qui sont ses serpents qui sifflent sur notre hymne ?

Mardi, alors que la crise nous offrait ses dernières heures de répits et que notre président s'ennuyait ferme sans cause à rejoindre, quelques patriotes présents au stade de France montrait leur mécontentement devant la mauvaise interprétation de la marseillaise par la chanteuse Laam en sifflant sa prestation.

Malheureusement, la classe politique dans son ensemble se trompant dans l'’interprétation des sifflets, on se retrouva à prévoir une réunion d'urgence à l’Élysée pour empêcher de siffler la marseillaise, quelque soit l’interprète, sans aucune dérogation, même si l’on invite Florent Pagny à venir mugir dans nos campagne avant un match. Un peu plus tard, les recommandations tombaient pour éviter de revivre une pareille mésaventure :

  • Tout match où notre hymne national sera sifflé sera immédiatement arrêté. Comme l’hymne a lieu avant le début du match, c’est assez ben pensé : il est toujours plus pratique d’arrêter quelque chose qui n’a pas démarré. Ensuite, j’imagine que les dizaines de milliers de spectateurs qui ont fait le déplacement pour entendre Cindy Sander se faire huer évacueront les lieux dans le calme, sans la moindre agressivité.
  • Les membres du gouvernement quitteront immédiatement l'enceinte sportive où notre hymne national a été sifflé. Bah oui, faut pas nous prendre pour des cons : si le match est arrêté, ils ne vont pas rester dans un stade vide à attendre que Cindy ait terminé sa crise de larme pour se retaper une marseillaise malmenée.
  • Tous les matchs amicaux [avec les pays dont les supporters ont sifflé l’hymne] seront suspendus pendant un délai qui restera à fixer par le président de la fédération. Une grande idée, qui fait que l’image de notre pays sortira grandi auprès de tous les supporters qui n’avaient pas sifflé.

En résumé, un ensemble de décisions prises de sang froid, avec une réflexion poussées et sans aucune démagogie. Encore une victoire du bon sens.

jeudi 3 juillet 2008

Manipulation des médias

Camarades, on nous manipule et ça fait froid dans le dos ! Via Luc Mandret, j’ai compris comment l’Élysée avait instrumentalisé la fusillade de Carcasonne et le off du président pour faire oublier le thème du pouvoir d’achat.

Évidemment, depuis que je sais que les américains ont fait sauter les twin towers pour pouvoir attaquer l’Irak, je suis plutôt blindé niveau surprise, mais je reste toujours admiratif devant l’imagination des conseiller politiques pour détourner l’attention. Imagine ami lecteur ! Imagine un conseiller de l’Élysée appelant un petit sergent de province pour lui dire de tirer dans un tas de visiteurs à balle réelle parce que les routiers trouvent le diesel trop cher ! Imagine un autre conseiller filmer lui même le président en train de réajuster sa cravate pour que l’on évite de parler du paquet de Barilla à 1,80€ le kilo ! Ça fait froid dans le dos. Encore un peu et on peut imaginer les mêmes conseillers former des colombiens pour mener une mission commando d’espionnage pour libérer Ingrid Bétancourt aux mains des FARC.

Euh… Bon ok, j’ai mal compris. Luc ne dis pas que l’Élysée est à l’origine de cette sur-médiatisation, juste qu’il l’instrumentalise. comme si les médias avaient besoin d’aide pour traiter l’information comme du spectacle et se rendre compte qu’un thème qui est à l’affiche depuis trop longtemps ne fait plus recette.

mardi 1 juillet 2008

L’ORTF se dégonfle

Ce qu’il y a de plus intéressant avec cette video off de Sarkozy dont tout le monde nous parle (pour nous dire que c'est au choix un monument d’information ou un truc moins informatif que le SMS pipeauté du nouvel obs) c’ la justification de ceux qui jugent cela intéressant. Au rang des arguments numéro 1 : Nicolas Sarkozy s’assure que l’on parle de sa visite à Carcassonne…

Rah la vache ! Alain Peyrefitte doit être jaloux ! Nicolas Sarkozy, en une phrase a obligé un journal national à parler d’une visite du chef de l’état sur le lieu d’une fusillade ! Puisqu’on vous dit que le contrôle des médias est omniprésent ! On sait pourtant que sur France3, entre les vacances scolaires de Celles-sous-Gouzon et le repas de l’amical des ainés de Mortefontaine-en-Thelle, ils sont incapable de parler de l’actualité nationale ! C’est dire si l’intervention du chef de l’État dans la ligne éditoriale était visible. Ah non vraiment, j’ai honte pour la France !

mardi 27 mai 2008

Capitaine flam

J’ai écouté une partie de l’interview accoré par notre président à RTL ce matin. Il y a longuement parlé de son action pour moderniser la ligne A du RER, défendant devant les journalistes son action, car il est normal que le président s’occupe d’un problème qui concerne plus d’un million de passagers par jour, puisque les autorités collectivités locales concernées n’en sont pas capables.

En un instant, un générique de mon enfance me revient en tête :

Au fin fond de l'Univers, à des années et des années-lumière de la Terre,
Veille celui que le gouvernement intersidéral appelle
Quand il n'est plus capable de trouver une solution à ses problèmes,
Quand il ne reste plus aucun espoir :
le Capitaine FLAM !

vendredi 25 avril 2008

Un transformiste à l’Élysée

Incroyable, il a encore changé, Arturo Brachetti peut se sentir menacé.

Pour d'autres raisons, Versac parle de théatre. Pour les deux ans de mandat, on nomme Patrick Sébastien comme journaliste et on s’offre le plus grand cabaret du monde ?

Et le fond ? Pas d’annonce nouvelle, un mécontentement qui est uniquement le fruit de problèmes de communication et d’erreurs de jeunesse (et non de casting) gouvernementales, toujours les même ficelles pour simplifier à outrance un problème et justifier des mesures, rien de nouveau donc. Le mea culpa présidentiel tant annoncé dans la presse de ce jour est bien maigre : on regrette que les mesures aient été mal comprise et on recommence la même explication.

lundi 14 avril 2008

La Chine attendra

Dans une interview lamentable accordée à Europe1, Jean-Luc Mélenchon défend plus que de raison la Chine face, en vrac, aux États-unis, à RSF, au Dalaï-Lama et aux tibétains, donnant au front de solidarité avec les tibétains des allures de grand complot mondial qui ferait sourire si ce n’était pas abject. Guillermo résume d’ailleurs très bien la situation.

Au milieu de la vaste propagande mélenchoniste, on y lit toutefois une autre information, qui a le mérite de taper un peu plus juste. Le sénateur socialiste (hélas) déplore que notre président n’ait pas encore reçu le nouvel ambassadeur chinois en France pour qu'il lui présente ses lettres de crédit, un mois et demi après sa nomination. D'après le site du Figaro, le Quai d’Orsay estime que le délai est «raisonnable», compte tenu de l'emploi du temps du chef de l’État. Oui, je grimace. Pourtant j'essaie d’en sourire.

Depuis un mois et demi, notre chef de l’état, qui s’est prononcé à mainte reprise sur le sujet, et qui tient une formidable occasion d’en parler avec un représentant du principal pays intéressé, n’a pas eu le temps. Certes, il était plus important de recevoir le président du football club de Lens et les joueurs pour les assurer de son soutien lors de l’affaire de "la banderole anti-chtis". Doit-on demander une banderole aux Boulogne Boys pour que le président de la République reçoive monsieur l’ambassadeur ?

Pendant ce temps là, des coureurs portant la flamme arrivent à pied par la Chine (j’ai pas pu m'empêcher).

vendredi 28 mars 2008

Le figaro et les probabilités conditionnelles

Une probabilité conditionnelle est la probabilité qu’un évènement découle d’un autre. La probabilité qu’un évènement B se produise lorsque l’évènement A s'est produit (la fameuse probabilité conditionelle, que l'on énonce : la probabilité de B sachant A) est bien entendu différente de la probabilité que l’évènement A se produise sans tenir compte de B.

Prenons un exemple simple pour illustrer ces propos: admettons que la chance pour une personne tombe enceinte lors d’un rapport sexuel soit de 10% (aucune idée de la crédibilité de ce chiffre), ceci est la probabilité de l’évènement A. Si on considère maintenant l’évènement B « être un homme », je vous assure que la probabilité de A sachant B, n’est pas de 10%, elle est plus proche de 0% (encore que, via un twit de Laurent).

C’est assez simple non ? Et bien visiblement, pas pour le figaro :

«Pour 58% des Français, le style Sarkozy a changé en bien.» C’est le titre d’un article de l'édition papier du Figaro de ce vendredi, qui s’appuie sur l’analyse d’un sondage réalisé par Opinion Way pour Le Figaro et LCI.

[…] À la question «Diriez-vous que depuis quelques semaines, Nicolas Sarkozy exerce sa fonction de président de la République de manière différente», 49% des sondés répondent par l’affirmative, 50% jugeant qu’il préside de la même manière.

D’où viennent alors ces satanés 58% ? C’est en fait la suite de la question, sur les 49% des Français qui estiment notre Président changé, 58% disent que sa manière d’exercer la fonction de président de la République a changé plutôt en bien.

Liberation, Sondage: le titre du «Figaro» inverse la tendance.

Ahah, ils sont nuls en maths au figaro ! Alors que chez libération, non. Encore que, un peu plus loin dans l’article, on lit : Si l’on fait le calcul, on s’aperçoit que ce sont en réalité... 28,42% des Français qui trouvent que le Président a effectivement changé. Malheureusement raté, ce chiffre est celui des français qui pensent que le style de Nicolas Sarkozy a changé et qu’il a changé plutôt en bien. Dommage, on était pas loin d’une bonne note chez Libé.

mercredi 27 février 2008

C’est mon Shoah

Avant-propos : Oui, j'ai honte de mon titre.

Lorsque Xavier Darcos présente son nouveau programme qui font du français et des mathématiques une priorité… Stop, parlons déjà de cela. J’aime beaucoup cette idée. Je m'étonne d’ailleurs que personne n'ai réagi lorsqu’on a mis en place des programmes où ces matières n’étaient pas une priorité. Où étaient les défenseurs de l’éducation lorsqu’on a imposé des programmes plaçant le macramé et la galette bretonne comme priorité nationale ?La question se pose, des têtes doivent tomber !

Mais revenons à nos moutons, qui doivent être plutôt bien gardés en ce moment. Donc, Xavier Darcos, nouveau programme, 20 février. Lors de cette présentation donc, il explique qu’il [n’imposera] aucune méthode particulière aux enseignants pour transmettre ces savoirs aux élèves. Un grand défenseur de la liberté pédagogique donc, chose qui est tout à son honneur.

Un peu plus d’une semaine plus tard, notre grand défenseur des libertés s’attelle à la promesse présidentielle du devoir de mémoire en CM2 et nous explique donc qu’il va bien intégrer au programme le lien affectif entre les enfants morts [de la Shoah] et les enfants d'aujourd'hui afin de répondre au souhait du président qui pense que c'est une manière d'aborder ce sujet qui est au fond indicible, incompréhensible, qui résiste à la raison. Le choix de la méthode donc, c’est pour la lecture ou l’écriture mais pas pour la Shoah. Parce que bon, la Shoah, c’est quand même un peu moins compliqué que le français quoi, on va pas y aller par quatre chemin : pour elle, c’est parrainage d’un mort obligatoire, et puis c’est tout. La liberté d’enseigner s’arrête donc là où commence les bonnes idées du président ou le clientélisme religieux, au choix et peu importe si cela dessert la cause que l’on prétend défendre.

mardi 26 février 2008

La fin des principes

Parmi l'argumentaire honteux des défenseurs de l’écart de langage présidentielle, il ne manque plus que Françoise de Panafieu pour dire qu’après tout un pauvre con est plutôt sympa.

Départ et souvenirs

GrandNez
tu cherches au lusque, ou alors dans une vraie region?
BeRewt
ile de france et alentours surtout
GrandNez
han
GrandNez
tu vas passer des 4200m2 a 42
BeRewt
ouais, mais j'ai envie de changement justement
GrandNez
yep
GrandNez
et donc ca te fait rien de payer des impals en france, pour financer la crémation mémorielle de Nicolas ?
BeRewt
tant que mon train de vie de ministre est préservé, non.
GrandNez
ouf, un instant, j'ai cru que t'avais viré populo
BeRewt
Nicolas peut pauv'conner autant qu'il veut, raviver la flamme des p'tits n'enfants juifs, ça me passe au dessus : je suis du bon coté, du coté de ceux qui ont du fric, youpi
GrandNez
nous sommes d'accord.
GrandNez
raviver la flamme des p'tits n'enfants juifs <== hihihi
GrandNez
j'aime bcp le terme

mardi 19 février 2008

Une autre idée de la présidence

Notre président remonte ! D'après un sondage BVA à paraitre demain, ils sont en effet 10% de plus à avoir une mauvaise opinion de lui en un mois, soit un total de 58%.

J’aimerais une explication politique pour expliquer cette baisse : un rejet de la politique des quotas de reconduction à la frontière, qui crée plus de problèmes qu’elle n'en règle, ou de la politique fiscale qui va me faire gagner du fric dont je n’ai pas spécialement besoin, juste pour que je puisse vivre plus facilement en remboursant ma maison que tous ces cons de pauvres qui doivent payer un loyer. Enfin un truc de ce genre, mais je doute.

Non, ma conviction, c'est que c’est l’image que donne notre président qui agace. Une désinvolture, un manque de manières et de tact dans les relations internationales, tout cela ne colle pas à l’image que l’on peut avoir d’un chef d’état, y compris quand il est de votre camp. Cela expliquerait aussi les scores moins négatifs de François Fillon (mais si, notre premier ministre).

C’est con hein, mais il se pourrait alors qu’on ne juge pas le chef de l'exécutif sur sa façon de gouverner. Ce qui prouverait que malgré les apparences, la séparation des pouvoirs est encore dans la tête des français.