Après avoir réfléchi aux mouvements convulsifs du MoDem entre les deux tours du MoDem, je suis convaincu que le MoDem n’est pas un parti politique ou tout du moins il ne devrait pas l’être.
Nous considérons que l’affrontement entre la droite et la gauche, cette grille de lecture du siècle passé, ne permet plus de résoudre les problèmes de notre temps.
François Bayrou, lors du lancement du MoDem.
Depuis sa création, cette considération est la clé de voute de l’idéologie du MoDem. Qu’on soit d’accord ou non avec ça, ce n’est malheureusement pas suffisant pour un parti. La provenance des membres du MoDem et leurs différences de stratégie au deuxième tour selon les municipalités montrent d’ailleurs la difficulté de trouver un plus grand dénominateur idéologique commun que cette simple envie. Le MoDem regroupe donc les gens prêt à accepter un compromis, à accepter le débat et à comprendre que leur point de vue ne s’impose pas. Cela n’est pas une idéologie politique.
J’ai finalement l’impression que le MoDem propose plus une manière de faire de la politique qu’une réelle ligne politique. Il regroupe finalement tout ceux qui, pour une raison ou une autre, ont trop de divergence avec les partis traditionnels et qui voient ici la possibilité de s’exprimer plus librement. Je ne vois pas comment cela peut aboutir à une proposition cohérente. Compter sur le bon sens des membres du MoDem pour prendre des décisions n’est pas un argument suffisant pour rallier des suffrages. Le Modem devrait être un courant transversal aux partis politiques, pas un parti. À moins que son salut ne soit européen.