L'avis de Nicolas B.

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Tag - Guy Birenbaum

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mardi 15 juillet 2008

Guerre des boutons

Effectivement, je considère que cette polémique est intéressante parce qu'elle montre qu'il existe toujours une certaine animosité entre blogueurs "historiques" et journalistes blogueurs.

Julien Pain, dans les commentaires de l’article de France24 dédié au bordel lié à Birenbaum, Aphatie, versac et les autres.

J’adore les raccourcis : ça fait gagner du temps et ça évite de congestionner le cerveau.

Non, les blogueurs "historiques" n’ont rien contre les journalistes (blogueurs ou non). Certains donnent juste leur avis quand ils ne sont pas content du traitement de certaines informations comme d’autres se contentent de dinobloguer tous les deux ans… Bref, on s’exprime pour soi et pour ceux que notre avis intéresse, les journalistes ne sont pas plus dans la ligne de mire que les tourneurs fraiseurs ou que les paysagistes. C’est juste que connement, les journalistes s’intéressent plus aux blogs qui observent l’actualité de l’information qu’aux blogs qui parlent des tourneurs fraiseurs.

Non, les journalistes n’ont rien contre les blogueurs (historiques ou non). Certains semblent juste ne pas avoir compris ce que j’explique au paragraphe précédent et pensent que quand on donne son avis, c’est qu’on tente de l’imposer aux autres et on pense y parvenir. Ce n’est pas les premiers à mal comprendre comment fonctionne ceux qu’ils observent, c’est agaçant mais pas dramatique.

Alors peut être que chez certains, l’incompréhension s’est muée en animosité mais généraliser à partir de quelques échanges vifs n’est pas raisonnable.

vendredi 11 juillet 2008

Web-guérilla

Dans l’affaire Guy Birenbaum contre les blogueurs d’opinions les plus connus, je suis admiratif de la stratégie du premier nommé. Une véritable démonstration, un truc qui s’apparente aux techniques de guerillas urbaines, appliquées au web.

Phase 1 : Créer l’agitation

Alors que la situation était plutôt calme. Lors d’un check point, un incident éclate : un blogueur critique l’intérêt d’une vidéo diffusé par un site d’information. En représailles, la résistance décida de taper un grands coup : elle s’en prend au responsable du check-point mais en profite également pour tirer dans le tas. Le but est de faire réagir l’ennemi, de le faire sortir de ses positions.

Phase 2 : Le repli stratégique (ou le cessez-le-feu imaginaire)

Dès la première attaque, il est important de se protéger avant de préparer l’assaut. La stratégie de Guy Birenbaum a été de se replier derrière la victimisation. L’ennemi est une meute, l’ennemi veut la peau de ceux qui s’en prennent à lui. Dès ce moment, il était paré : toutes les attaques légitimes se retrouvent bloquées par cette merveilleuse protection.

Phase 3 : Les escarmouches

La première réplique est la seule attaque à être sur le site de Guy Birenbaum. Ensuite, il va chercher l’ennemi sur son terrain de jeu. C’est une putain de bonne stratégie : présent partout, il augmente l’agitation. Absent chez lui, il est plus difficile à prendre en faute. Le conflit, ainsi éclaté, est moins lisible. C'est comme cela que Guy arrive à dire que versac n’a pas répondu à ses questions alors qu’il l’a fait.

Conclusion

Ne vous attendez pas à un dénouement, la guérilla est faite pour durer. Par contre, ne vous trompez pas de conflit, il ne s’agit pas d’une guerre entre blogueurs influents et journalistes. Non, ce n’est pas ça. D'une part parce qu’un blogueur influent c’est comme une fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête et d’autre part parce qu’il est difficile de confondre le journalisme avec Guy Birenbaum. Reste qu’encore une fois, la stratégie "première attaque violente, victimisation et huile sur le feu chez les autres" me semble sacrément bien pensée.