On peut se souvenir de Fadela Amara, secrétaire d’état d’ouverture qui avait
qualifié de
dégueulasse
l'amendement ADN de la loi sur l’immigration, s’attirant
les foudres des parlementaires UMP avant que la présidence n’appelle au retour
au calme. On peut se souvenir de Rama Yade, qui jugeait indécente
la visite du colonel Kadhafi en France avant de se raviser. Il y a aujourd’hui
celle de Nathalie Kosciusko-Morizet, critiquant le groupe parlementaire de
l’UMP et son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, avant
d’être forcée de présenter des excuses.
Alors que l’on nous habitue à une communication maitrisée, ces dérapages finalement ayant lieu à chaque fois sur des sujets où l’opinion publique est globalement défavorable à l’action gouvernementale, parlementaire ou présidentielle, me laissent songeurs. Certes on peut penser que NKM sort affaiblie, désavoué par son premier ministre. On peut voir également que cela la pose en victime, ce qui la rend populaire auprès des opposants aux OGM. Le gouvernement crée ainsi en son sein une égérie des opposants, il peut faire valoir que le débat existe dans la majorité et arbitrer comme bon lui semble.