Avant-propos : Oui, j'ai honte de mon titre.

Lorsque Xavier Darcos présente son nouveau programme qui font du français et des mathématiques une priorité… Stop, parlons déjà de cela. J’aime beaucoup cette idée. Je m'étonne d’ailleurs que personne n'ai réagi lorsqu’on a mis en place des programmes où ces matières n’étaient pas une priorité. Où étaient les défenseurs de l’éducation lorsqu’on a imposé des programmes plaçant le macramé et la galette bretonne comme priorité nationale ?La question se pose, des têtes doivent tomber !

Mais revenons à nos moutons, qui doivent être plutôt bien gardés en ce moment. Donc, Xavier Darcos, nouveau programme, 20 février. Lors de cette présentation donc, il explique qu’il [n’imposera] aucune méthode particulière aux enseignants pour transmettre ces savoirs aux élèves. Un grand défenseur de la liberté pédagogique donc, chose qui est tout à son honneur.

Un peu plus d’une semaine plus tard, notre grand défenseur des libertés s’attelle à la promesse présidentielle du devoir de mémoire en CM2 et nous explique donc qu’il va bien intégrer au programme le lien affectif entre les enfants morts [de la Shoah] et les enfants d'aujourd'hui afin de répondre au souhait du président qui pense que c'est une manière d'aborder ce sujet qui est au fond indicible, incompréhensible, qui résiste à la raison. Le choix de la méthode donc, c’est pour la lecture ou l’écriture mais pas pour la Shoah. Parce que bon, la Shoah, c’est quand même un peu moins compliqué que le français quoi, on va pas y aller par quatre chemin : pour elle, c’est parrainage d’un mort obligatoire, et puis c’est tout. La liberté d’enseigner s’arrête donc là où commence les bonnes idées du président ou le clientélisme religieux, au choix et peu importe si cela dessert la cause que l’on prétend défendre.