Journal de sept heures sur France Inter, ouverture sur l’accident du bus en Savoie. Les reportages sur le sujet s’enchaînent : les détails de l’accident, le témoignage d'une mère d’un camarade d’école, celui d’une rescapée… Je n’en crois pas mes oreilles. J’imagine la scène surréaliste d’une jeune fille ayant vu ses camarades mourir et qui voit les charognards arriver pour recueillir son témoignage. Un témoin direct, rien de tel pour bien visualiser le drame.

J’ai coupé la radio, remis mon CD des Dresden dolls et respiré un grand coup. J’étais à la fois choqué et en colère contre des journalistes qui semblent être trop à l’affut du scoop pour respecter le deuil. L’opinion a-t-elle vraiment besoin de ce voyeurisme immonde pour comprendre se rendre compte de l’horreur de ce genre d’accident ?