L'avis de Nicolas B.

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mercredi 10 septembre 2008

C'est pas la taille qui compte

TinyURL est un service, parmi d'autres, permettant de créer un alias court d'une adresse internet. C’est vrai qu’une URL trop longue est pénible : affichée en clair, elle prend de la place, elle peut casser la mise en page d’une page HTML, elle utilise une grosse partie des caractères d’un message twitter, etc. Bref', il y a plein de bonnes raisons pour utiliser les réducteurs de taille (en disant ça, j’imagine les spams "shrink your URL" et je souris, il m’en faut peu, c’est le retour des vacances)…

Mais bordel de merde, est ce que les gens qui découvrent ce système peuvent aussi comprendre qu’il y a un tas de bonnes raisons pour ne pas utiliser ces services systématiquement ?! À chaque fois que vous avez la possibilité de faire un hyperlien propre, ou que la place n’est pas un problème, utilisez plutôt l’adresse initiale. Peut-être que je suis malade et que je devrais consulter, mais je n’aime pas du tout suivre un lien sans pouvoir voir où il m’emmène. C’est tout bête, mais il est plus facile de choisir de ne pas suivre un lien quand il est explicite, qu’on a un minimum de culture internet et pas envie de vomir : http://goatse.cz/ que quand il est caché derrière une tinyURL : http://tinyurl.com/jaydk (en plus, là, tinyURL rallonge le lien).

lundi 25 août 2008

7 songs (3)

C'est bientôt la fin du mois, c’est l’heure de 7 songs. La sélection mensuelle est toujours un peu éclectique, un peu d’électro, un peu de pop/rock, un peu de rock lourd, quelques ballades, de quoi coller à toutes mes humeurs du mois d’août.

  • Squarepusher – Iambic 9 poetry : normalement, squarepusher est plutôt difficile à aborder mais ce morceau jazzy, avec une électro discrète, et une ligne de batterie jouissive passe comme un bon Strathislha bu vautré sur un canapé pendant un jour d’orage.
  • Grandaddy - A.M. 180 : quelques notes de synthé qui reste en tête, un son pop-rock classique mais efficace, et toujours une bonne base rythmique. C’est simple et ça marche toujours aussi bien.
  • Weezer – Pork and beans : non seulement le clip me fait toujours sourire, mais je ne me lasse toujours pas de cette chanson. Rien de révolutionnaire bien sûr mais du bon rock indépendant.
  • Nirvana - Territorial Pissings : 20 secondes d'intro 2 minutes d'énergie. Certainement le morceau le plus punk de nirvana. Celui que j'écoute le plus fort aussi.
  • Therapy? – Knives : ressorti d’une pie poussiéreuse, c’est la seule chanson qui m’avait accrochée sur l'album troublegum. Un son lourd et efficace. On aurait presque l’impression que ça n’a pas trop vieilli.
  • Cat Power – The greatest : retour au calme. Un morceau riche enveloppé, dans la voix chaude de Cat Power. Ça filerait presque le spleen tellement c’est beau.
  • The smiths - Please, please, please let me get what I want : Autan la voix de Morrisey peut m'être désagréable par moment, autant je l’apprécie sur ce morceau. Une vraie voix de crooner sur une ballade rock, de quoi finir en beauté cette sélection.

Comme d’habitude, la version sonore :

jeudi 21 août 2008

Pause justifiée

Après quelques jours de silence alors que j’avais des choses à dire mais n'avais pas envie de prendre le temps, je vais rester dans mon mutisme en prenant 15 jours de vacances. Avec un peu de chance, il fera beau en Lorraine et en Normandie pendant ces quelques jours. Je vous laisse, je vais voir si j’ai le temps de programmer quelques publications automatiques pendant les vacances.

mercredi 13 août 2008

Docteur Nobel et mister Gyatso

Pas de tente dans le parc de l’hôtel Marigny, pas de défilé du 14 juillet, la visite du Dalaï-Lama n’est pas vraiment à la hauteur de ce que la France a l’habitude de faire avec les dirigeants étrangers. Heureusement, Roger Karoutchi annonce une séance de rattrapage ! Au mois de décembre, il sera reçu par notre chef de l’état et soyons certains que sera en grande pompe (et bien placé) :

Le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a répliqué par un communiqué annonçant que le chef spirituel des Tibétains serait reçu par Nicolas Sarkozy le 10 décembre, confirmant une information du Parisien. Tenzin Gyatso sera accueilli dans le cadre d'une invitation lancée à l'ensemble des Prix Nobel de la paix pour commémorer la signature, le 10 décembre 1948 au palais de Chaillot, de la Déclaration universelle des droits de l'homme, a précisé M. Karoutchi.

(source, Le Monde)

Voilà, donc au milieu du bordel ambiant, le chef de l’État pourra tenir le crachoir au prix Nobel Tibétain. On précisera au passage que c’est bien le prix Nobel qu’il papote et pas avec le vilain indépendantiste tibétain ! Je veux bien croire que la diplomatie chinoise soit complexe, surtout avec le passif français, mais cette façon de ménager les apparence est d’un ridicule qui va finir par se confirmer (oui car il a déjà été remarqué depuis pas mal de temps).

(ceci dit en passant, je suis pas expert mais être soumis avec un lourd passif, ça me parait pourtant difficile)

lundi 11 août 2008

La mort d'un Chef

Isaac Hayes est mort. Dans le club des chanteurs à la voix couillu, ça commence à se dégarnir sérieusement. Pour ceux qui ne connaissaient pas le grand Isaac, une grosse séance de révision s’impose. On commencera évidemment par l’incontournable, le monumental thème de Shaft, qui lui valu un Oscar en 1972.

On continuera par un album d'exception, hot buttered soul, l’ancêtre du viagra.

Enfin, Isaac c’était aussi lui :

mercredi 6 août 2008

Perdre la main

Monday afternoon, after lunch, Nick came back from lunch to find out that he couldn’t get into his Gmail account. Further, he couldn’t get into anything that Google made (beside search) where his account credentials once worked. When attempting to log in, Nick got a single line message:

> Sorry, your account has been disabled. ?

[…]

Suddenly, Nick can’t access his Gmail account, can’t open Google Talk (our office IM app), can’t open Picasa where his family pictures are, can’t use his Google Docs

– Chris Brogan, When google owns you

Le cas de Nick est assez extrême et se termine bien (il a retrouvé l'accès à ces application dans l’après-midi) mais il illustre bien le risque que prennent beaucoup d'entre nous en utilisant des services tiers pour gérer ses informations personnelles. La facilité d’utilisation de ces services en ligne nous a fait oublié que nous n’étions plus maitre de nos informations. Chaque fois que j’utilise un service externe pour y placer des informations personnelles, je limite un peu plus mon indépendance.

La solution serait de prendre le temps de construire un espace personnel remplaçant ces services. Le principal problème alors reste la participation à l’aspect social développé par certains de ces sites. Il faut donc choisir des alternatives permettant de s'interfacer avec eux. Reste à savoir si avec cette restriction, on arrive encore à trouver des solutions ou si cela défini un espace pour innover.

vendredi 1 août 2008

Porteurs de cocardes

Hier, un groupe de députés présentait son alternative à la future plaque d’immatriculation nationale. Alternative dont le seul avantage est de continuer à indiquer le numéro de département. Après une réflexion que l’on devine intense, leur proposition est la suivante : on reprend le format proposé (celui sans le précieux numéro de département) et on rajoute les deux chiffres du département. Avoir un attachement pour son département tel qu’on souhaite l’imposer aux autres, ça part peut-être d’un bon sentiment, mais ça me gonfle sincèrement. Si j’ai l’occasion de pouvoir faire baisser les réserves de pétroles sans un 54 coller à mon cul, je le ferai le sourire aux lèvres messieurs les porteurs de cocardes.

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher%% Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Georges Brassens, la ballades des gens qui sont nés quelque part.

dimanche 27 juillet 2008

Pork and beans

Image du clip de Pork and beans de weezer Weezer est un (assez) vieux groupe de rock indépendant. Récemment, il ressortent un album et le premier clp qui en est tiré est un hommage à la sous-culture d’internet, notamment un grand nombre de star youtube (petit jeu, comptez le nombre de séquence que vous reconnaissez, plus il y en a , plus il y a des chances que vous passiez trop de temps sur internet). Ils regroupent donc ces "stars" avec eux pour quelques jours et regroupent le tout dans un montage avec les séquences originales et ça donne un grand clip.

vendredi 25 juillet 2008

Je vous ressers de l'enfant ?

Suite aux première considérations écologique sur l’anthropophagie infantile, voilà quelques précisions budgétaires pour ceux qui ne souhaiteraient ou ne pourraient pas élever leur nourriture eux même.

Via Laurent, on apprend que la fille est le plat du mangeur d’enfants pauvre. 75$, soit un peu moins de 50€, pour un bon bébé de 3,5kg ça nous fait moins de 15€ le kilo. Certes, à ce prix là, le bébé n’est ni vidé ni désossé, mais que voulez vous, la vie est chère. Il faut quand même compter dix fois plus pour un garçon, pas sûr que la différence de gout en vaille la peine.

Conseil malin : l’enfant est vendu à l'unité. En attendant un peu, vous pouvez faire un gain non négligeable au niveau du prix au kilo. La viande risque alors d’être moins tendre. Pour y remédier, penser à la battre avant de la cuire.

jeudi 24 juillet 2008

Les sorties du mardi

Laurent a sorti un nouvel opus de sa série fétiche, "embruns contre …". Cette fois ci, on a le droit à embruns contre la ligue des blogueurs staliniens. Oui, le titre est prometteur. On retrouve tous les classiques qui ont fait le succès de la série. Les alliés de circonstance, les adversaires qui s’énervent tout rouge (à non pas rouge merde, il vont passer pour des staliniens sinon), les piques successives, le débat qui déborde sur des sujets annexes et cette fois, on a même eu du sexe !

Alors, que penser de ce nouvel épisode ? Tout d’abord les méchants sont de qualités. On sent qu'on a à faire à des blogueurs, pas des néophyte du web qui travaillent à rire et chanson. Ils sont réactifs, un peu prévisible mais avec des réplique qui font mouches, y’a pas à chier, c’est des bons méchants. J’ai moins accroché sur le thème. Voir la gauche tourner en ridicule comme ça, on se dit que c’est pas crédible, même si on a embauché des pros comme conseillers pour les scènes d’actions. C’est d’autant plus ennuyeux que ça partait bien. Trouver une façon intelligente de s’opposer et de communiquer en cas de défaite, c’est un sujet ambitieux. Seulement voilà, quand on veut aborder un tel sujet, on prend des méchants qui assurent, sinon ça frôle la parodie. Au final, on a un bon divertissement. Un peu longuet par moment mais bien interprété. Pour le prix, on n'est pas déçu.

mercredi 23 juillet 2008

7 songs (2)

Finalement j’ai pris goût au jeu et je réponds moi même au mème que j’avais repris le moi dernier. La sélection de juillet est la suivante :

  • The avalanches - Frontier psychiatric : c’est électro, c’est du sampling un peu rétro, avec beaucoup de voix. Pas le morceau du siècle mais un bon moment, bien dosé.
  • The deftones - Simple man : Une reprise de Lynyrd Skynyrd efficace, légèrement plus rock. J’adore la voix de Chino Moreno et le son de ce groupe. En plus ça colle plutôt bien avec mon humeur du moment.
  • The Bloodhound gang - Foxtrot Uniform Charlie Kilo : Comment dire… Bloodhound gang m’a toujours fait penser au pendant anglo-saxon d’Elmer Food Beat ; nn bon son en plus et un style plus punk que la franchouillardise d’Elmer. Ce morceau peut tourner en boucle quand j’ai besoin d’énergie pour finir un truc.
  • Beyrut - Elephant gun : Un morceau folk, ambiance yukulele, accordéon et cuivres avec la voix géniale de Zach Condon.
  • Obadiah Parker - Hey Ya : Une reprise accoustique, emo-rock de la chanson d’Outkast qui la rend presque méconnaissable. Ça ne colle plus du tout avec le texte mais c’est tellement à contre emploi que je ne m'en lasse pas.
  • Syd Matters - Everything else : La faut à l’arrêt de versac, j’ai découvert ça grâce à lui, j’ai bien aimé.
  • Hooverphonic - Eden : Plus connu pour "Mad about you", c'est à la limite du cliché, chanson triste, piano voix, petits alto derrière. Ça reste efficace et beau.

Et toujours pas de papillon de lumière, j’ai encore et toujours réussi à y échapper, je ne connais même pas la mélodie (oui, vous pouvez m’envier).

Et avec du son dans les oreilles, ça donne ça :

mardi 22 juillet 2008

Les socialistes et la dissidence

Comme celui, je me souviens de l’attitude des socialistes après le traité européen : on oublie tout et on repart uni comme si de rien n’était. Il parait que pour le vote de Jack Lang, le cas est différent parce qu’il a été le seul dissident.

Soit. Je me souviens dans ce cas des rangs de la majorité (de gauche à l’époque) applaudissant Roselyne Bachelot lors de son discours pour le PACS discours suivi d’un vote s’alliant à la majorité de l’époque. Là aussi, c’est différent : Roselyne est de droite voyons ! Et elle rejoignait le bon coté.

La Vérité serait donc de gauche. Il y a des fois où l’on aimerait ne pas se trouver du coté de ceux qui la détiennent.

lundi 21 juillet 2008

Ploutocratie

Loïc n'a plus de compte youtube et il a de bonnes raisons de ne pas être content de cette suspension. Ce qui est plus troublant, c’est la façon dont Loïc a décidé de traiter cette affaire. Une lettre ouverte à Youtube, pleine de mots gentils mais qui ressemble fort au baiser de Judas. Il y a dans cette façon de faire quelque chose qui me déplait fortement. J’ai le souvenir des débuts de Loïc sur u-blog. Je me souviens d’un épisode similaire concernant Orange. Les notes originelles de Loïc n’y sont plus, mais on peut retrouver la réaction de Laurent à l’époque, qui parlait de ploutocratie. Les blogs tournent en rond. Sur le sujet, une révolution dure presque quatre ans et demi.

mercredi 16 juillet 2008

La maitrîse des dépenses

Roselyne Bachelot nous ressort la proposition d’augmentation des médecins. Mais attention ! On ne lui fait pas à Roselyne : elle a précisé qu’Il ne faut pas que les dépenses dérapent (…) Pour l’instant j’estime que nous pourrons passer à 23 euros si nous trouvons par ailleurs des moyens d’économies. De toute façon, cette augmentation devra être gagée par des engagements formels en matière de maîtrise médicalisée.

Donc, cette augmentation ne se fera que si on arrive à faire des économies ailleurs. C’est que, vous comprenez, on ne peut pas se permettre de faire n’importe quoi : on pourra augmenter les médecins uniquement si on trouve un moyen d'être aussi déficitaire qu’avant. Ensuite, l'augmentation sera conditionné par des engagements formels en matière de maîtrise médicalisée. Je sais que les médecins tremblent déjà à l’idée que cette augmentation soit supprimée si ces engagements ne se traduisent pas dans les chiffres. Je ne voudrais pas leur mettre la pression, mais comme on parle de ce genre d’engagement à chaque augmentation tarifaires, la marge de manœuvre doit se réduire non ? À moins que… Petite question aux plus anciens : ça se passait comment de votre temps ? Vous entriez dans le cabinet et on vous avais déjà rédigé une ordonnance format A3 et signé un arrêt maladie de deux semaines, c'est ça ? Non ? Ok, donc on se fout de notre gueule. Au moins, les choses sont claires.

(au passage, en octobre 2006, la consultation était encore de 20 euros)

mardi 15 juillet 2008

Guerre des boutons

Effectivement, je considère que cette polémique est intéressante parce qu'elle montre qu'il existe toujours une certaine animosité entre blogueurs "historiques" et journalistes blogueurs.

Julien Pain, dans les commentaires de l’article de France24 dédié au bordel lié à Birenbaum, Aphatie, versac et les autres.

J’adore les raccourcis : ça fait gagner du temps et ça évite de congestionner le cerveau.

Non, les blogueurs "historiques" n’ont rien contre les journalistes (blogueurs ou non). Certains donnent juste leur avis quand ils ne sont pas content du traitement de certaines informations comme d’autres se contentent de dinobloguer tous les deux ans… Bref, on s’exprime pour soi et pour ceux que notre avis intéresse, les journalistes ne sont pas plus dans la ligne de mire que les tourneurs fraiseurs ou que les paysagistes. C’est juste que connement, les journalistes s’intéressent plus aux blogs qui observent l’actualité de l’information qu’aux blogs qui parlent des tourneurs fraiseurs.

Non, les journalistes n’ont rien contre les blogueurs (historiques ou non). Certains semblent juste ne pas avoir compris ce que j’explique au paragraphe précédent et pensent que quand on donne son avis, c’est qu’on tente de l’imposer aux autres et on pense y parvenir. Ce n’est pas les premiers à mal comprendre comment fonctionne ceux qu’ils observent, c’est agaçant mais pas dramatique.

Alors peut être que chez certains, l’incompréhension s’est muée en animosité mais généraliser à partir de quelques échanges vifs n’est pas raisonnable.

lundi 14 juillet 2008

Comme si de rien n’était

Dois-je me retenir de cet album sous prétexte que tout le monde en parle. Dois-je le snober sous prétexte que celle qui m’avait surpris il y a 6 ans est devenue première dame de France ? Et bien non lecteur ! C’est pourquoi je collerai ici mon avis sur ce que j’ai entendu du dernier album de Carla Bruni.

J’aimerais te dire que dormir à l’Élysée a changé Carla. J’aimerais te dire que décidément, sa voix n’est plus aussi belle qu’avant. Mais non, elle est reconnaissable dès les premières notes. La voix de Carla et une certaine langueur, c’est le trait d’union entre les deux albums (j’ai zappé l’album de poème anglais, je l’ai trouvé inintéressant). Trait d’union pour le meilleur (je me répète, mais j’adore sa voix) et pour le pire (la langueur en question avait fini par me faire ch… sur quelqu’un m’a dit, elle continue sur cet album).

Au niveau des changements, Louis Bertignac est parti. Le talent de l’arrangement aussi. Du coup, on a perdu en cohérence. Si certains morceaux restent bons, on trouve des perles de bouses, comme le grandiose je suis une enfant avec sa mélodie bontempi ou… beaucoup finalement. En fait l’album s'essouffle. Après quelques titres prometteurs (les quatre premiers), on trouve un ensemble désagréable à l’écoute, soit sur-orchestré, soit avec des mélodies désagréables. Je ne ressors plus quelqu’un m’a dit de sa boite, ce n’est pas pour m’encombrer d’un album moins bon.

Cadeau Bonux, pour de rire : je suis une enfant.

vendredi 11 juillet 2008

Web-guérilla

Dans l’affaire Guy Birenbaum contre les blogueurs d’opinions les plus connus, je suis admiratif de la stratégie du premier nommé. Une véritable démonstration, un truc qui s’apparente aux techniques de guerillas urbaines, appliquées au web.

Phase 1 : Créer l’agitation

Alors que la situation était plutôt calme. Lors d’un check point, un incident éclate : un blogueur critique l’intérêt d’une vidéo diffusé par un site d’information. En représailles, la résistance décida de taper un grands coup : elle s’en prend au responsable du check-point mais en profite également pour tirer dans le tas. Le but est de faire réagir l’ennemi, de le faire sortir de ses positions.

Phase 2 : Le repli stratégique (ou le cessez-le-feu imaginaire)

Dès la première attaque, il est important de se protéger avant de préparer l’assaut. La stratégie de Guy Birenbaum a été de se replier derrière la victimisation. L’ennemi est une meute, l’ennemi veut la peau de ceux qui s’en prennent à lui. Dès ce moment, il était paré : toutes les attaques légitimes se retrouvent bloquées par cette merveilleuse protection.

Phase 3 : Les escarmouches

La première réplique est la seule attaque à être sur le site de Guy Birenbaum. Ensuite, il va chercher l’ennemi sur son terrain de jeu. C’est une putain de bonne stratégie : présent partout, il augmente l’agitation. Absent chez lui, il est plus difficile à prendre en faute. Le conflit, ainsi éclaté, est moins lisible. C'est comme cela que Guy arrive à dire que versac n’a pas répondu à ses questions alors qu’il l’a fait.

Conclusion

Ne vous attendez pas à un dénouement, la guérilla est faite pour durer. Par contre, ne vous trompez pas de conflit, il ne s’agit pas d’une guerre entre blogueurs influents et journalistes. Non, ce n’est pas ça. D'une part parce qu’un blogueur influent c’est comme une fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête et d’autre part parce qu’il est difficile de confondre le journalisme avec Guy Birenbaum. Reste qu’encore une fois, la stratégie "première attaque violente, victimisation et huile sur le feu chez les autres" me semble sacrément bien pensée.

mercredi 9 juillet 2008

Vol au vent

Ségolène Royal voit un lien entre le cambriolage de son appartement et les critiques de Sarkozy. Certes, c’est farfelu, mais ça l’est toujours moins que si elle imaginait un rapport entre le cambriolage et sa contribution au prochain congrès socialistes. Aussi irréaliste soit-elle, la piste de l'intimidation est plus plausible que celle de l’espionnage intellectuel.

Après Cindy Sander hier, me voilà à reparler de ces héros de la médiocrité ordinaire propulsés stars du peuple. Moi qui voulait parler de trucs sérieux ici, j’ai perdu.

mardi 8 juillet 2008

Des people et des blogs

Bon, depuis mon retour au blogging, c’est Cindy qui a suscité le plus de commentaires. Je vous laisse, je retourne pleurer.

Fans de meringue

Il était presque 20h hier soir quand je me suis installé sur mon fauteuil seconde classe du TGV pour Metz. Devant moi, une fille déguisée en meringue géante parle fort de sa dernière séance de prise de vue, lunettes de soleil vissées sur nez malgré la grisaille parisienne. Une heure plus tard, une jeune fille boulotte engage la conversation avec la meringue. Son excitation est presque palpable. Elle dit qu’elle était justement en train de lire un magazine qui parlait d’elle, demande si elle peut avoir un autographe. Je n’ai pas tout suivi, je ne sais pas encore de qui il s’agit.

La boulotte revient accompagnée d’une autre femme du même format légèrement plus âgée. Elles engagent la conversation en plein couloir, regardant la meringue avec un regard gourmand. J’écoute avec un sourire. Je finis par comprendre que la meringue n’est autre que Cindy Sanders. Je bénis le ciel qui m'a évité d’entendre Papillon de lumière car sinon je l’aurais eu en tête pour la soirée. Devant moi, ça parle carrière, pieds sur tête et Cauet qui est moqueur mais c’est son style et tant qu’on parle des gens c’est qu’ils sont connus. Quand j’entends parler des pieds sur terre, je revois ma meringue avec ses lunettes noires. Elle ne doit pas voir à plus de deux mètres. Je ne suis pas si sûr qu’elle ait les pieds sur terre mais si elle sort du train avec ça sur le nez, c’est tout son corps qui va être en contact avec la terre ferme.

Mon sourire redouble. Cindy a l’air d’être heureuse d’avoir des fans qui lui font signer des photos et des magazines, les fans ont l’air contentes d’avoir une idole issue du peuple et moi cet épisode m’a amusé. Finalement, tout le monde a intérêt à ce que Cindy soit une star.

PS: Grâce à Matoo, je sais que c’est Sander, sans "s", même si ça sonne moins star internationale.

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