Dans une interview lamentable accordée à Europe1, Jean-Luc Mélenchon défend plus que de raison la Chine face, en vrac, aux États-unis, à RSF, au Dalaï-Lama et aux tibétains, donnant au front de solidarité avec les tibétains des allures de grand complot mondial qui ferait sourire si ce n’était pas abject. Guillermo résume d’ailleurs très bien la situation.
Au milieu de la vaste propagande mélenchoniste, on y lit toutefois une autre
information, qui a le mérite de taper un peu plus juste. Le sénateur socialiste
(hélas) déplore que notre président n’ait pas encore reçu le nouvel ambassadeur
chinois en France pour qu'il lui présente ses lettres de crédit, un mois et
demi après sa nomination. D'après le site du Figaro, le Quai d’Orsay estime
que le délai est «raisonnable», compte tenu de l'emploi du temps du chef de
l’État.
Oui, je grimace. Pourtant j'essaie d’en sourire.
Depuis un mois et demi, notre chef de l’état, qui s’est prononcé à mainte reprise sur le sujet, et qui tient une formidable occasion d’en parler avec un représentant du principal pays intéressé, n’a pas eu le temps. Certes, il était plus important de recevoir le président du football club de Lens et les joueurs pour les assurer de son soutien lors de l’affaire de "la banderole anti-chtis". Doit-on demander une banderole aux Boulogne Boys pour que le président de la République reçoive monsieur l’ambassadeur ?
Pendant ce temps là, des coureurs portant la flamme arrivent à pied par la Chine (j’ai pas pu m'empêcher).