L'avis de Nicolas B.

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 27 juin 2008

7 songs

Via Nacara, via kwyxz, qui m’y ont invité malgré eux, je réponds à mon tour au meme 7 songs.

List seven songs you are into right now. No matter what the genre, whether they have words, or even if they’re not any good, but they must be songs you’re really enjoying now, shaping your spring. Post these instructions in your blog along with your 7 songs. Then tag 7 other people to see what they’re listening to.

C'est parti :

  • A perfect circle – The package : Je me demande parfois si je ne préfère pas parfois APC à Tool. En même temps, allez choisir entre le whisky et le cognac. Certes, la structure est plus classique mais je l’atmosphère qui s’en dégage est plus poignante. The package est certainement une des chansons les plus torturées du groupe et c’est beau.
  • The dresden dolls – Sex Changes : Les Dresden Dolls est certainement le groupe que j'écoute le plus depuis ces deux dernières années. On y trouve de tout, du bon et du moins bon, du burlesque et du grave, c'est minimaliste mais efficace. Le crescendo du début de Sex changes est maintenant capable de me tirer un sourire dès les premières notes. En plus je trouve ça bien écrit.
  • Korn (feat. the Cure) – Make me bad / In between days : Ce titre me poursuit depuis un an. L’interprétation d’in between days donne de la profondeur au texte. Et puis merde, ça me rappelle des souvenirs.
  • Xiu xiu – I Luv the valley OH ! : Xiu Xiu n’est pas forcément le groupe le plus accessible, mais ce titre fait dans l’efficace. A tel point qu’on croirait un classique d’un groupe d’emo-rock. Je les ai raté lors de leur passage à Nancy, il parait que c’était « habité » entre autre adjectifs.
  • The hives - Tick tick boom : La première fois que je l’ai entendu, ça m’a fait directement penser à Song 2 de blur : de l’énergie, rien que ça.
  • Birdy Nam Nam – Abbesses : Juste parce qu’à chaque fois que je l’entends, je visualise la prouesse technique qui l’accompagne.
  • Jack Off Jill - Strawberry Gashes : Les paroles sont un peu niaises mais pour une fois que j’accroche à du son lourd avec une voix féminine dessus, je ne vais pas bouder mon plaisir.

Et en cadeau, de quoi mettre des sons sur ces mots :

jeudi 3 avril 2008

Initial B(eastie) B(oys)

Alors que je cherchais à entendre du Serge Gainsbourg sur Deezer, je tombe sur un titre de DJ Zebra, initial B(eastie) B(oys). Je me souviens avoir entendu parlé de lui pour la première fois l’année dernière, quand la grille des programmes de l’après-midi de France Inter contenait une émission de Laurent Lavige où il intervenait régulièrement. DJ Zebra est un (le) spécialiste français du bootleg (ou mashup), style qui consiste à mélanger harmonieusement (si possible) plusieurs morceaux pour n’en faire qu’un. Le résultat est étonnant, très souvent incroyablement crédible tellement la fusion des titres parait évidente.

Pour le plaisir, Initial B(eastie) B(oys), mashup d’initial B.B. de Serge Gainsbourg et d’un titre des Beastie Boys que je n’arrive pas à retrouver :

jeudi 13 mars 2008

Imagine un cercle parfait

J'aime depuis longtemps la complexité musicale de Tool. Longtemps après, je décide enfin de m’intéresser à a perfect circle, le (vieux) projet parallèle du chanteur du groupe, Maynard James Keenan. J'y ai trouvé une reprise d’imagine de John Lennon qui risque de faire hurler les puristes mais qui tourne en boucle depuis quelques temps sur mon PC, comme j’ai hurlé en entendant Florent Pagny démonter Jacques Brel en un moins de trois minutes, même pas un round.

Pour vous faire une idée, voilà la chose :

jeudi 28 février 2008

Au suivant

Hier, j’ai écouté en diagonal Pagny chante Brel. C’est dur d’être objectif : je suis fan de Brel et je n'ai jamais spécialement apprécié Florent Pagny. Je suis en plus assez dur avec les reprises de Brel. Même le Ne me quitte pas de Nina Simone a du mal à trouver grâce à mes yeux. J’ai quand même voulu l’écouter, en essayant de rester le plus neutre possible. Pagny chante Brel

Il y a un indice dans la première phrase : Je l’ai écouté en diagonal. Écouter intégralement le disque ne m'étais pas possible. Certains titres sont sauvables. Quand je dis sauvables, je devrait dire audibles. Le reste donne surtout envie d’écouter les avions décoller au bord d’une piste de Roissy Charles de Gaulle pendant des heures, juste pour écouter des sons plus mélodieux. Je ne sais pas si c’est Florent Pagny qui a voulu changer l’orchestration des titres mais le responsable mérite le pal. La bouillie servie à la place des musiques originales est sans âme, sans sentiment, complètement détachée des textes. Si au moins cela avait été prétexte à un changement de style, on aurait pu trouver l’excuse de l’audace. Il n'y aura que celle de l'absence de talent.

Le même reproche vaut pour la voix. Florent Pagny ne beugle pas mal, non, mais il beugle tout de la même façon. Le problème c’est que le héros fébrile d’au suivant, l’amoureux désespéré de Mathilde, celui ambigu de chez ces gens là ou encore le spectateur triste et attendri d'Orly ne forment pas un tout. Pire, leur façon d’être évolue au cours d’une chanson. Ici, ils sont tous Florent Pagny, emprunts d’une assurance et d’une force qui semble être autant à sa place dans les chansons qu’un jeune immigré dans le kop du FC Metz.

Parfois, quand la musique n’a pas voulu trop s’éloigner de l’originale et quand les paroles se rapprochent de Florent Pagny, on entend quelques instant d’une reprise moyenne, sans génie de Brel. Pagny chante Brel comme il chantait Caruso, comme il chanterait Bézu ou la compagnie Créole. Sa voix est un marteau et toutes les chansons pour lui ressemblent à des clous. Les coups de marteaux donnent mal à la tête.

page 2 de 2 -