L'avis de Nicolas B.

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Blogosphère

Ici se retrouvent les billets qui parlent de la blogosphères en général, son rôle, son fonctionnement, ses tendances et les conneries dans le genre.

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jeudi 24 juillet 2008

Les sorties du mardi

Laurent a sorti un nouvel opus de sa série fétiche, "embruns contre …". Cette fois ci, on a le droit à embruns contre la ligue des blogueurs staliniens. Oui, le titre est prometteur. On retrouve tous les classiques qui ont fait le succès de la série. Les alliés de circonstance, les adversaires qui s’énervent tout rouge (à non pas rouge merde, il vont passer pour des staliniens sinon), les piques successives, le débat qui déborde sur des sujets annexes et cette fois, on a même eu du sexe !

Alors, que penser de ce nouvel épisode ? Tout d’abord les méchants sont de qualités. On sent qu'on a à faire à des blogueurs, pas des néophyte du web qui travaillent à rire et chanson. Ils sont réactifs, un peu prévisible mais avec des réplique qui font mouches, y’a pas à chier, c’est des bons méchants. J’ai moins accroché sur le thème. Voir la gauche tourner en ridicule comme ça, on se dit que c’est pas crédible, même si on a embauché des pros comme conseillers pour les scènes d’actions. C’est d’autant plus ennuyeux que ça partait bien. Trouver une façon intelligente de s’opposer et de communiquer en cas de défaite, c’est un sujet ambitieux. Seulement voilà, quand on veut aborder un tel sujet, on prend des méchants qui assurent, sinon ça frôle la parodie. Au final, on a un bon divertissement. Un peu longuet par moment mais bien interprété. Pour le prix, on n'est pas déçu.

lundi 21 juillet 2008

Ploutocratie

Loïc n'a plus de compte youtube et il a de bonnes raisons de ne pas être content de cette suspension. Ce qui est plus troublant, c’est la façon dont Loïc a décidé de traiter cette affaire. Une lettre ouverte à Youtube, pleine de mots gentils mais qui ressemble fort au baiser de Judas. Il y a dans cette façon de faire quelque chose qui me déplait fortement. J’ai le souvenir des débuts de Loïc sur u-blog. Je me souviens d’un épisode similaire concernant Orange. Les notes originelles de Loïc n’y sont plus, mais on peut retrouver la réaction de Laurent à l’époque, qui parlait de ploutocratie. Les blogs tournent en rond. Sur le sujet, une révolution dure presque quatre ans et demi.

mardi 15 juillet 2008

Guerre des boutons

Effectivement, je considère que cette polémique est intéressante parce qu'elle montre qu'il existe toujours une certaine animosité entre blogueurs "historiques" et journalistes blogueurs.

Julien Pain, dans les commentaires de l’article de France24 dédié au bordel lié à Birenbaum, Aphatie, versac et les autres.

J’adore les raccourcis : ça fait gagner du temps et ça évite de congestionner le cerveau.

Non, les blogueurs "historiques" n’ont rien contre les journalistes (blogueurs ou non). Certains donnent juste leur avis quand ils ne sont pas content du traitement de certaines informations comme d’autres se contentent de dinobloguer tous les deux ans… Bref, on s’exprime pour soi et pour ceux que notre avis intéresse, les journalistes ne sont pas plus dans la ligne de mire que les tourneurs fraiseurs ou que les paysagistes. C’est juste que connement, les journalistes s’intéressent plus aux blogs qui observent l’actualité de l’information qu’aux blogs qui parlent des tourneurs fraiseurs.

Non, les journalistes n’ont rien contre les blogueurs (historiques ou non). Certains semblent juste ne pas avoir compris ce que j’explique au paragraphe précédent et pensent que quand on donne son avis, c’est qu’on tente de l’imposer aux autres et on pense y parvenir. Ce n’est pas les premiers à mal comprendre comment fonctionne ceux qu’ils observent, c’est agaçant mais pas dramatique.

Alors peut être que chez certains, l’incompréhension s’est muée en animosité mais généraliser à partir de quelques échanges vifs n’est pas raisonnable.

vendredi 11 juillet 2008

Web-guérilla

Dans l’affaire Guy Birenbaum contre les blogueurs d’opinions les plus connus, je suis admiratif de la stratégie du premier nommé. Une véritable démonstration, un truc qui s’apparente aux techniques de guerillas urbaines, appliquées au web.

Phase 1 : Créer l’agitation

Alors que la situation était plutôt calme. Lors d’un check point, un incident éclate : un blogueur critique l’intérêt d’une vidéo diffusé par un site d’information. En représailles, la résistance décida de taper un grands coup : elle s’en prend au responsable du check-point mais en profite également pour tirer dans le tas. Le but est de faire réagir l’ennemi, de le faire sortir de ses positions.

Phase 2 : Le repli stratégique (ou le cessez-le-feu imaginaire)

Dès la première attaque, il est important de se protéger avant de préparer l’assaut. La stratégie de Guy Birenbaum a été de se replier derrière la victimisation. L’ennemi est une meute, l’ennemi veut la peau de ceux qui s’en prennent à lui. Dès ce moment, il était paré : toutes les attaques légitimes se retrouvent bloquées par cette merveilleuse protection.

Phase 3 : Les escarmouches

La première réplique est la seule attaque à être sur le site de Guy Birenbaum. Ensuite, il va chercher l’ennemi sur son terrain de jeu. C’est une putain de bonne stratégie : présent partout, il augmente l’agitation. Absent chez lui, il est plus difficile à prendre en faute. Le conflit, ainsi éclaté, est moins lisible. C'est comme cela que Guy arrive à dire que versac n’a pas répondu à ses questions alors qu’il l’a fait.

Conclusion

Ne vous attendez pas à un dénouement, la guérilla est faite pour durer. Par contre, ne vous trompez pas de conflit, il ne s’agit pas d’une guerre entre blogueurs influents et journalistes. Non, ce n’est pas ça. D'une part parce qu’un blogueur influent c’est comme une fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête et d’autre part parce qu’il est difficile de confondre le journalisme avec Guy Birenbaum. Reste qu’encore une fois, la stratégie "première attaque violente, victimisation et huile sur le feu chez les autres" me semble sacrément bien pensée.

lundi 16 juin 2008

Euro-septique

(titre garanti sans faute d'orthographe, pour une fois)

Lire les commentaires des nonistes chez Eolas, c'est un peu comme écouter le répondeur de Daniel Mermet sur France-Inter.

mardi 10 juin 2008

Meta-charte, tu vas prendre froid

Une charte pour les rédacteurs de chartes :

  • Un principe fondamental, pensez à ceux qui ont déjà vu défiler tout un tas de bons samaritains souhaitant pacifier le web et y intégrer tout un tas de beaux principes sans que cela fasse évoluer la situation d'un iota.
  • Avant de poster l'idée d’une charte, vérifier qu’il n'y avait pas un précédent peu glorieux.
  • Ne proposez une charte que si nécessaire. Les chartes donnent l’impression que vous ètes suffisants et ne donnent pas envie de vous prendre au sérieux.
  • Ne vous servez pas de la charte pour vous mettre en avant mais évitez les chartes anonymes.
  • Lorsque vous pondez une charte, il est nécessaire d'y adjoindre suffisament de second degré pour éviter le ridicule.
  • Utilisez des smiley pour montrez que vous ne prenez pas cela au sérieux.
  • Attention à votre niveau de langage, ce n'est pas le tout d’être pédant en arrivant la fleur au fusil pour expliquer aux gens comment utiliser internet, il faut que cela se ressente dans le style de votre écriture.
  • Tenez compte de l’archivage de votre charte, vous risquez d’être décrédibilisé pour longtemps.
  • Ne proposez pas une charte juste pour critiquer le comportement de quelqu'un d’autre.

Inspiré librement de la dernière charte qui nous avait bien fait rire.

mardi 27 mai 2008

Soyez écolos, mangez des enfants !

Puisque l’idée a fait son chemin dans les commentaires d’un billet de Laurent, évitons la famine, mangeons un enfant. Manger un enfant permet de limiter la progression de la population et d’économiser les ressources alimentaires qu’il aurait du consommer à l’âge adulte. Les faits divers récent ont prouvés que l’enfant se conservait très bien au congélateur.

Pour limiter l’empreinte écologique de la consommation d'enfants, il est conseillé de mangez ses propres enfants, ou à défaut ceux du voisinage afin d’éviter les coûts d’acheminement. De même, il est conseillé d’élever l’enfant au sein, cela permet un meilleur rendement.

jeudi 15 mai 2008

La reformulation prend l’eau

L'actualité dramatique qui a frappé la Chine me paraît faire de l'emploi du mot « séisme » pour décrire ce qui s'est passé hier à l'Assemblée une maladresse indécente

C'est le préambule du billet de maitre Eolas sur le rejet provisoire du texte sur les OGM. Pour éviter de parler de séisme, il a parlé de dégâts des eaux. Hier, cela pouvait encore sembler une bonne idée, aujourd’hui, on peut en douter. Espérons que ça reste le cas…

samedi 22 mars 2008

L’absence des idées

Laurent se plaint du faible nombre de blogueurs qui ont nourri le débat sur l'euthanasie et fait un raccourci étrange pour conclure au faible nombre de blogs dans le domaine du débat d’idée. Ne faisant pas partie de la première catégorie et espérant être dans la seconde, je me sens visé et un peu vexé.

Le fait est qu'à défaut de se trouver sur les blogs, le sujet a envahi celui des médias traditionnels, avec tout les détails sordides qui s'y attachent. Je me moque d’avoir quasiment en temps réel les informations sur les causes de la mort de Chantal Sébire. En fait non, je ne m’en moque pas, je trouve cette passion macabre dérangeante et malsaine.

Alors non, après avoir été abreuvé par l’avis plus ou moins éclairé de divers intervenants sur le sujet à la radio, je n’ai pas envie de continuer ce débat ici. Ce n’est pas du désintérêt, c'est simplement le besoin de prendre le temps d’assimiler, de garder mon souffle pour autre chose.

vendredi 14 mars 2008

Devoir de mémoire : Hommage à Meujor

Hum, je vis une expérience avec un OQMJMQOLFUCDL. Ma lampe de bureau fait de la résistance, du moins autant que son transformateur. Elle broie du noir et n'a aucune envie de tirer les choses au clair. Elle a peut-être peur que son halo gène... Pourtant, j'ai terriblement besoin de ses lumières, et j'aimerais bien qu'elle me distille quelques candélas, ça ne serait pas du lux. J'ai tout essayé pour la séduire et la convaincre de fonctionner à nouveau : je l'ai branchée, je l'ai allumée, je fis l'amant... En pure perte, pas une étincelle n'est apparue dans ses yeux. Depuis, je latte sa tronche régulièrement contre le mur, mais la situation ne s'améliore pas vraiment. Ca me met en boite de voir le stroboscope qu'elle est devenue. Rah, dieu de la lumière, vient moi en aide...

Meujor, le 29 novembre 2002.

Meujor (ou GrandNez, c'est selon) est un peu mon parrain de blog, avec d'autres blogueurs morts, comme Eulvin ou Iokanaan. Ça fait plus de cinq ans maintenant et l'hécatombe est énorme. Qui sera le Ponticelli de la blogosphère d’avant Loic Le Meur ?

mercredi 12 mars 2008

Le con-mentaire du jour

Lu chez Laurent, à propos du classement Wikio, ce commentaire plein d’à propos :

Lors d'une émission d’Arrêt sur Images consacrée au nouveau phénomène du Loft, Jérôme Clément avait eu ce mont assassin: «il s’agit d'un fascisme rampant»…

J’aurais du mal à ne pas en dire autant de tous ces algorithmes à la soupe pseudo mathématique la plus obscure qui font et défont la réputation des internautes… Voilà c'est dit…

En même temps en le relisant, ce n’est pas si bête. S’il y a des gens qui se basent sur Wikio pour juger de la réputation d’un blogueur, ça donne des envies d’eugénismes, à défaut de fascisme.

jeudi 28 février 2008

Devoir de mémoire

Parfois, les spectres sont de bons conseils. Lorsque Meujor m’écrit sur IRC à moins que tu n'adoptes la mémoire d'un good old blogger disparu, je trouve que c’est une vache de bonne idée. Vous connaissez tous certainement un blogger mort, emporté par le manque d’inspiration, d’envie ou de temps. Je propose une circulaire pour que chacun de nous laisse une petite place sur son blog à un blogger mort. Soit en l’invitant à y poster, soit en exhumant un de ces vieux et délicieux billets, afin que se perpétue la mémoire de ces talents numériques oubliés.

mardi 26 février 2008

Vieux con

Je n’ai plus vraiment de place ici. Je ne dis pas ça pour avorter ce retour. Cela ne m'empêchera pas de continuer, c’est juste que je ne m’investirai plus jamais autant. La blogosphère est trop vaste, ceux que j’avais l'habitude de lire ont trop souvent arrêtés, les liens sont distendus. Je me souviens d’un temps où je lisais une quarantaine de blog avec intérêt et régularité. Une des raisons était qu'il y avait une sorte d’esprit de communauté, l’envie de compléter chez soit les réflexions d’un autre, une proximité.

Aujourd'hui, à quelques rares exceptions, je contemple une foule anonyme. Les textes qui me touchent ne me donnent plus forcément envie de les compléter par mon avis, car leur auteur m'est étranger. Je suis un vieux con. Ce n'était pas mieux avant, la taille était simplement plus adaptée à ce que je cherchais.L’envie de partager s'est émoussée aussi, pour les même raisons, cette conviction de n'être qu’un anonyme parmi d'autres.

Pourquoi revenir alors ? Simplement parce que j'ai encore envie de dire certaines choses. Parce que même si je n’use de cette possibilité qu’avec parcimonie, je veux pouvoir le faire, ne plus sentir la frustration de me dire je voudrais partager ça mais je ne sais comment. Pour tout cela est aussi peut-être parce que l’on m'a fait croire que je pouvais encore présenter un intérêt, au détour d’une conversation. Saloperie de blogueurs influents.

jeudi 21 février 2008

La personnalisation du médium

Je suis revenu au blog en abandonnant (au moins temporairement) l’idée d’une solution personnelle. Me revoilà avec un gandi blog, donc une solution dotclear, aussi efficace que frustrante, surtout quand on commence à avoir une idée précise de ce qui nous manque.

Le problème est que j’ai envie de parler de choses qui s’accordent assez peu. Politique et blogosphère, ça va, c’est un peu éloigné mais on peut les rapprocher. Ajouter des articles très techniques sur la programmation, c’est difficile, du moins je le ressens comme tel. Il en va de même pour des billets très personnels, intimes. À tel point que ces notes intimes sont déjà publiées ailleurs, pour ne pas mélanger les genres. Je ne veux pas interdire le mélange, je veux offrir le choix.

Ma réponse à ce problème a plusieurs sources. Il y a tout d’abord la première et très éphémère version d’embruns, qui regroupait sur une page d’accueil les billets par catégorie. Il y a ensuite ziki, dont l’idée est de centraliser les informations vous concernant sur le web. Je n’aime pas ce concept mais j’aime une idée approchante : avoir plusieurs blogs avec pour chacun une identité propre et un weblog-mashup regroupant ce qui est écrit sur ces différents sites. Rajoutez à cela le site d’information infoQ, qui propose de filtrer le contenu et la syndication du site en fonction des thématiques choisies par le lecteur. Enfin, il y a mes souvenirs de codeur pour viabloga, et la bonne idée de pouvoir en montrer plus à certains lecteurs que l’on choisit.

En mettant tout cela ensemble, voilà ce que je voudrais :

  • Avoir plusieurs blogs ayant chacun leur adresse propre.
  • Avoir un blog qui regroupe tous leur contenus y compris les commentaires, avec évidemment, la possibilité d’ajouter des commentaires à partir de ce site.
  • Que ce blog regroupant tous les autres soit personnalisable par les lecteurs.
  • Qu’il dispose également d’un système de filtre du contenu affiché par IP (oui, c'est très con, mais c'est exactement ce dont j’ai besoin, ne cherchez pas).

mardi 19 février 2008

Retour sur l’influence

Laurent avait à peine fini de tordre joliment le cou à la nébuleuse du blogueur influent que Cratyle lui redonnait vie, tel un docteur Frankenstein. Le billet est long et très bon, même si je ne suis pas d’accord avec le fond. On peut le résumer par les deux passages graissés par l’auteur : l’influence est la capacité de générer une discussion sur un sujet donné et sur internet, l’influence que l’on est capable d’exercer tend vers l’influence que l’on est capable de recevoir.

En fait, c’est malheureux à dire mais je ne crois pas que les blogueurs que certains disent influents aient cette capacité de générer les discussions. Prenons l’exemple de Laurent. Parmi les nombreuses entrées du journal de bord, quelques-unes déclenchent un torrent de commentaires et de réactions, une grande majorité subissent quelques réactions d’habitués ou de gens de passages touchés par le sujet, et quelques-unes se retrouvent esseulées, abandonnées par les lecteurs. Où est le choix de Laurent dans la répartition des commentaires entre les billets ?

Je crois que les blogueurs dit influents sont très bons pour sentir l’air du temps et pour trouver les mots qui feront réagir. C'est un talent de communiquant, d’animation et c’est loin d’être facile. Seulement voilà, ils ne choisissent pas ce qui provoquera la réaction. Ils ne peuvent faire réagir que sur les sujets qui touchent leur lectorat. Bien sûr, la façon de dire les choses à un impact mais cela est marginal (sauf dans de rares exceptions, notamment qu’ils expriment sont très radicales).

Ajoutés à cela l’effet de masse et finalement, ce n’est pas le blogueur qui est influent mais son lectorat. L’un propose, l’autre dispose.

On pourrait m’objecter que le sujet dont je parle ici n’est pas dans l’air du temps, que j’y suis venu à cause des billets que j'ai cité. Ça serait oublier ou ne pas savoir que le sujet me tient à cœur depuis longtemps et qu’il y a de forte chance de me voir réagir quand on en parle. Jouer avec mes réflexes pavloviens n’est pas avoir de l’influence.